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Une nouvelle frappe israélienne a visé le sud de Beyrouth et a touché des véhicules dans les rues. Photo : Anwar Amro / AFP

10 h 05 : Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré au conflit Israël-Hezbollah de ce mardi 24 septembre

Live animé par Elodie Niclass et Mélissa Le Roy

Les Frères musulmans, vestige de la lutte contre l’URSS

Aux premières élections libres du pays, en 1956, la gauche fait une percée ; le pouvoir royal et les Etats-Unis craignent l’influence soviétique. Le parlement est dissous, la loi martiale est déclarée et les partis interdits. « Nous voulons que ce pays soit inaccessible à la propagande communiste et aux théories bolchéviques », déclare le roi dans un discours.

La Société des Frères musulmans apparaît alors comme un débouché acceptable à l’expression politique, pour contrer les organisations soutenues par l’URSS. Fondé en Égypte en 1928 et présent dans tous les pays arabes, le mouvement islamiste continue de gérer ses écoles et ses hôpitaux. Ils fournissent aussi de nombreux ministres de l’éducation.

Vient 1989, l’URSS n’est plus une menace pour la “stabilité régionale” et le pays connaît une forte contestation sur fond de mesures d’austérité. Le pouvoir décide de tenir des élections. Après trois décennies d’interdiction, les organisations de gauche n’ont plus que la peau sur les os. Ne restent que les islamistes.

Ils deviennent donc la principale force d’opposition. Les menaces de “déstabilisation” ne viennent plus de la gauche mais des religieux. Le pouvoir riposte avec une nouvelle loi électorale. Basée sur le système “un homme, une voix”, elle favorise les élus “indépendants”, acquis au pouvoir, élus le plus souvent par solidarité tribale.

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