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Le Parlement veut relancer le processus d'adhésion de la Bosnie-Herzégovine à l'Union. Sa résolution portant sur la future candidature du pays a été très largement approuvée dans l'hémicycle : 557 voix pour, 40 voix contre et 37 abstentions.
Depuis plus d'un an, faute d'interlocuteur, le processus d'élargissement de l'Union à la Bosnie était dans l'impasse. À défaut de véritable gouvernement, les élections de février ont mis en place un nouveau Conseil des ministres dont le président, Vjekoslav Bevanda, a déclaré que l'adhésion à l'UE était une "priorité". La Commission, le Conseil et le Parlement se sont dits satisfaits de la reprise des négociations. La Bosnie-Herzégovine espère obtenir, sans la moindre certitude, le statut de candidat officiel d'ici le mois de juin.
Parmi les avancées positives, les parlementaires de Strasbourg ont mentionné la nouvelle législation sur le recensement, lequel devrait enfin avoir lieu en avril 2013. C'était la première condition sine qua non imposée par l'Union. La deuxième réforme d'envergure attendue est celle de la Constitution, discriminatoire selon les critères de l'UE et de la commisssion de Venise.
L'optimisme reste donc « prudent », selon les mots du président du Conseil, M.Wammen. En effet, la Bosnie doit aujourd'hui rattraper le retard accumulé au fil des derniers mois. Les députés n'ont pas manqué de "mettre le doigt sur les plaies", selon le rapporteur du projet de résolution et spécialiste des Balkans, Doris Pack (PPE). L'absence de véritable budget pour 2012, l'inexistence d'un marché intérieur, le chômage (40% de la population active), la corruption et les atteintes graves aux droits de l'Homme sont les barrières que le futur candidat devra lever.
Les députés se sont aussi inquietés du manque de législation sanitaire, obstacle à l'exportation des produits alimentaires dans les pays voisins, notamment la Croatie, principal destinataire des exportations bosniaques, qui entrera dans l'Union en juillet 2013.
A contre-courant, les députés non-inscrits (NI) ont préféré s'alarmer du coût pour l'Union que représenterait une candidature de la Bosnie-Herzégovine — et a fortiori son adhésion à l'UE. William Dartmouth, du groupe ELD, s'est déclaré préoccupé de l'écart du niveau de vie entre son pays (le Royaume-uni) et la Bosnie.
Des réticences "compréhensibles", selon Doris Pack, qui n'ont néanmoins pas nui au vote de la résolution.
Baptiste Cogitore
Le Parlement a salué les progrès effectués en Macédoine dans des domaines tels que la liberté d'expression, l'indépendance de la justice et l'économie en adoptant une résolution en faveur de l'ouverture de négociations pour l'adhésion du pays à l'Union. Cependant, ce processus reste bloqué par le veto de la Grèce au Conseil.
Pomme de discorde entre la Grèce et la Macédoine, la dénomination du pays candidat a concentré l'essentiel des débats de l'hémicycle ce mercredi. Les Grecs accusent à la Macédoine de définir son identité en accaparant un nom qui leur revient. Cette vieille querelle empêche l'ouverture de véritables négociations sur l'adhésion.
La majorité des députés qui ont participé aux débats s'est prononcée pour une issue rapide au problème. Csaba Tabajdi (S&D) a reproché à la Grèce sa mauvaise volonté dans le dossier. Elle aurait finit par "faire croire aux Macédoniens qu'ils n'accéderont jamais à l'Union Européenne, permettant à une droite populiste et nationaliste de prendre le pouvoir". Csaba Sogor (PPE) a rappelé que les négociations sur l'adhésion de la Macédoine à l'Union ne devait se faire qu'en fonction des critères de Copenhague, dont l'appellation ne fait aucunement partie.
Si la résolution adoptée aujourd'hui reconnaît des progrès en regard de ces critères, Dimitar Stovanov (NI), qui a voté contre elle, a fustigé la discrimination dont seraient victimes les Bulgares ainsi que les propos racistes présents dans les médias et les livres d'histoire. Une dizaine de paragraphes de la résolution s'inquiète des évolutions constatées dans le pays en matière de liberté d'expression et concernant la concentration des médias, considérée comme une entrave au pluralisme nécessaire au bon fonctionnement d'une démocratie.
Nicolaï Wammen, président du Conseil, a tout de même réaffirmé que la Macédoine se montrait disposée à progresser dans ces domaines et restait très attentive aux recommandations de l'Union, concluant que "l'avenir de la Macédoine se trouve en Europe".
Maxime Coltier
Un eurodéputé hongrois, Lajos Bokros, s'est retrouvé mardi 13 mars conspué par les membres de son propre parti de centre-droit JESZ qui ont exigé sa démission lors d'une manifestation devant le Parlement européen à Strasbourg. Une trentaine de jeunes militants de la Communauté démocrate du bien-être et de la liberté, le JESZ, ont rejoint en bus la capitale européenne pour exiger le départ de leur seul eurodéputé, l'estimant « indigne » de les représenter au Parlement. Par ce rassemblement, ils espèrent interpeller les autres députés. « On veut leur montrer qu'il ne représente ni notre parti, ni notre pays », explique Tamàs, l'un des manifestants. Dans des tracts, ils affirment qu'il a menti sur son ancienne appartenance au parti communiste hongrois ou encore sur l'obtention d'un doctorat d'une université au Panama. Ils assurent avoir en leur possession un document signé de la main de Lajos Bokros dans lequel il écrit qu'il rendra son mandat si son parti le lui demande. Joint par CUEJ.info, le bureau de Lajos Bokros n'a pas souhaité répondre à nos questions.
Adama Sissoko, Aude Malaret et Nathan Kretz
Au sommaire de cette édition :
Pour la majorité des députés qui se sont exprimés lors du débat lundi, les quotas restent le seul moyen de parvenir à l'égalité.
Mais il n'y a pas qu'en politique que des progrès doivent être accomplis. Sur plan économique également, le rapport de Sophia in't Veld montre le décalage encore important dans les postes à hautes responsabilités.
Plusieurs députés pensent que la solution consiste dans la parité – 50% des femmes et 50% des hommes dans les entreprises. « Le succès économique d'une entreprise repose sur la parité entre les hommes et les femmes dans les postes à responsabilités », a détaillé Silvana Koch-Mehrin, députée allemande (ADLE).
La question de l'inégalité salariale occupe également les eurodéputés. À l'occasion de la journée de la femme, le Président du Parlement Martin Schulz s'en est indigné : « C'est une honte que les femmes soient moins bien payées que les hommes pour le même travail. Cela humilie tellement les femmes, nous devons tout faire pour mettre fin à cette inégalité ». Les femmes gagnent en moyenne 17,5% de moins que les hommes. Pour avoir le même salaire annuel que les hommes, elles devraient travailler 14 mois.
Stefanie Hintzmann et Julie Lardon