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Plus de 1200 élèves supplémentaires arriveront bientôt à la Robertsau. La future école européenne, dont les travaux viennent de débuter, ouvrira à la rentrée 2015. Elle va augmenter de moitié ses effectifs et une forte hausse d'enfants admis sur dossier est attendue. Après avoir dû refuser du monde ces dernières années, l'école espère subir moins de pression du côté des admissions.

 

Dans moins de deux ans, l'immense terrain vague situé 2 route de la Wantzenau accueillera la future élite européenne. Installée depuis 2008 dans des locaux provisoires boulevard d'Anvers, l'école européenne de Strasbourg va s'agrandir, et pas uniquement au niveau spatial. Plus de 1200 étudiants, de la maternelle à la terminale, pourront profiter des nouvelles installations en 2015, contre 830 actuellement.

Et, avec cette hausse, la question des admissions est aujourd'hui posée. Si l'équilibre est actuellement de mise (un peu plus de 50 % des élèves sont des enfants de fonctionnaires des institutions européennes ; l'autre moitié est sélectionnée selon des critères précis), ce ratio va changer et un appel d'air va se créer pour les seconds. "La pression sera moins forte", explique Daniel Gassner, directeur depuis 2012. Et cette pression, c'est celle des parents non-fonctionnaires ayant vu la candidature de leurs enfants refusées, faute de places. Publique (car gérée par l'Education nationale) et donc gratuite, l'école ne manque pas de candidats. "Toute famille strasbourgeoise peut demander à intégrer notre institut", rappelle d'ailleurs fièrement son directeur.

 

« Nous ne sommes pas un ghetto doré » 

 

Mais les critères d'admission, qui servent à départager les élèves, donnent priorité aux fratries déjà présentes dans l'école, et aux familles travaillant à l'international. Et aucun changement n'est, pour l'instant, prévu avec le nouveau site. Les enfants de fonctionnaires européens sont, quand à eux, admis de droit. Les accusations de ségrégation sociale ne sont pas rares, et son directeur y répond vertement : "C'est un fantasme. Nous ne sommes pas un ghetto doré, c'est une absurdité totale de dire ça !".

Au sein même des institutions, on s'est ému de la situation concernant les admissions. L'Amicale du personnel du Conseil de l'Europe a adressée l'année dernière une lettre à Roland Ries, président de l'Eurodistrict, pour l'alerter à propos du nombre d'élèves laissés sur le carreau. En 2011, plus de 250 élèves auraient été refusés selon eux, 217 en 2012. Une situation due à la capacité d'accueil limitée des locaux provisoires, partagées avec le Collège Vauban, d'après le directeur. L'Amicale demandait également dans cette lettre un redimensionnement à la hausse du futur site. "1200 places, c'est un équilibre à trouver, mais c'est une taille ordinaire de lycée à Strasbourg. On est déjà une des plus grandes écoles européennes agrées avec nos 800 places", se défend Daniel Gassner.

Près de 40 millions d'euros d'investissement public

 

Le dévoilement du montant de l'école a suscité un début de polémique, qui n'aurait pas lieu d'être selon Daniel Gassner. A titre d'exemple, la construction du lycée Marcel Rudloff a coûté près de 28 millions d'euros. Le directeur cite, quand à lui, la nouvelle école européenne au Luxembourg à "240 millions d'euros. Dès l'ouverture en 2008, on savait que l'on était sur du provisoire", dit-il. Il plaide également pour le projet en le présentant comme un argument pour conserver Strasbourg sur la carte de l'Europe. "Nous sommes la seule école en France avec cet enseignement supra-national. Et la Ville l'a voulue pour la défense de Strasbourg comme capitale européenne", ajoute-t-il.
La construction de l'école coûtera 34,1 millions d'euros, financée à moitié par la Ville de Strasbourg. La Communauté urbaine prend en charge les travaux de voirie nécessaires à la desserte du site, soit 3 millions d'euros supplémentaires. Le Conseil Général et la Région font également partie du financement. Quant à l'Europe, principale concernée par le projet, elle continuera, comme aujourd'hui, à verser une subvention, via la Commission européenne, pour chaque élève issu d'une famille de fonctionnaires européens. On estime qu'environ deux tiers d'entre eux habitent aujourd'hui à la Robertsau. 

 

François Delencre

Ils annonçaient la réouverture du bureau jeudi 17 octobre. « Nous ne pouvons continuer à fonctionner sans votre soutien, votre présence aux activités, sans votre intérêt pour la vie en groupe », a souligné l'équipe sur la pancarte. Vendredi 11 octobre, les affiches avaient disparu. La direction de Femmes de parole n'a pas souhaité commenter le sujet.

Judith Kormann

[ Plein écran ]

L'association possède des locaux dans le parc d'activité Gruber (Photo : J.K./Cuej)

Depuis jeudi 3 octobre, l’accueil de jour de l'association Femmes de parole, route des romains à Koenigshoffen a fermé ses portes. « Face aux vols, aux menaces, aux incivilités répétées, l'équipe marque son ras-le-bol », avaient inscrit les salariés et bénévoles sur une pancarte accroché  ce mardi encore devant la porte du local de l'association.

Ce sont dans des locaux flambant neufs que les riverains du quartier vont pouvoir venir faire leurs courses. Crédit photo : CUEJ/Olivier Mougeot

C'est un commerce de plus qui a ouvert, jeudi 10 octobre, dans le quartier du Neuhof. Ce Super U Express, situé rue des jésuites, vient s'ajouter à un Leclerc express, à un Norma, à une Coop, et à plusieurs petites épiceries d'appoint. 

Olivier Mougeot

Au collège François Truffaut, maille Karine, une association vient en aide aux élèves de troisième dans leur recherche de stage en entreprise. Des premiers pas qui revêtent une importance particulière pour des jeunes issus d'une zone sensible et durement touchée par le chômage.

« Y’en a qui se souviennent de moi ? on s’est vu au forum l’année dernière. » Amel Bellahcene de l’association D-clic n’obtient pas vraiment de réponse. Difficile d’en vouloir aux élèves de troisième du collège François Truffaut à qui elle s’adresse : à 8h du matin, pour leur premier cours, les jeunes ne semblent pas avoir consommé leur réveil.

L’intervenante passe de classes en classes pour présenter son association. « Je suis là pour vous aider à trouver un stage en entreprise , annonce-t-elle. Voici mon numéro. Vous m'appelez et on fixe un rendez-vous pour discuter de vos envies et de ce que l’on peut vous proposer.” Un peu provoquant, un jeune garçon demande s’il s’agit du numéro personnel de l'intervenante. La salle de classe se fend d'un éclat de rire. Mais le courageux est vite repris par son professeur et le calme revient. Il faut dire que le sujet est d’importance. Mis en place en 1996, le stage de troisième est devenu un passage obligé. Mais pour les élèves d’Hautepierre, la tâche s’avère ardue. « Ici, les enfants ont un mal de chien à trouver un stage, confie Nathalie Sommer, la professeur de physique-chimie qui a reporté son contrôle en prévision de l’intervention. Les parents ne travaillent pas forcément, ils manquent de contacts et de conseils. Et puis, quand les employeurs entendent Hautepierre... », s’arrête-t-elle, laissant planer le sous-entendu. L’enjeux est donc de taille. L’année dernière, 19 élèves ont été déscolarisés à l’issue de leur année de troisième. Ce stage est alors leur seule chance de mettre un pied dans le monde du travail, tout en étant encadré par l’école.

Une cinquantaine d’entreprise engagées

Fondée en 2008 par d’anciens habitants du quartier, D-Clic est en partenariat avec une cinquantaine d’entreprises qui se sont engagées à accueillir les élèves du quartier d’Hautepierre. “Pour le collège, c’est un véritable atout, explique le principal, Thierry Kiledjian. Cela permet d’éviter le classique stage chez le coiffeur ou dans le Kebab d'à côté.” En effet, les stages proposés par les entreprises sont assez variés : travail dans le bâtiment avec Vinci Construction, dans les énergies durables avec Calitech, la location de voiture avec La clé du temps et même au service des archives du CHU d’Hautepierre. “Un enfant issu des quartiers n’aurait jamais eu la chance de faire un stage comme ça sans D-Clic, s'enthousiasme Amel Bellahcene, seule salariée de l’association. Nos bénévoles mettent aussi la main à la pâte. L’un d’entre eux travaille à la tour de contrôle de l’aéroport de Strasbourg. L’année dernière, il a accueilli deux jeunes. Pour eux, c’était une expérience incroyable.” Au total, une vingtaine de collégiens ont sollicité D-Clic l'an passé. Ils ont tous obtenu un stage.

 

A l'approche de l'hiver, Vélostation a organisé jeudi soir à Neudorf un atelier consacré à l'éclairage du vélo.

 

Trois quarts des Français utilisent des vélos mal équipés côté phares. C'est le constat inquiétant que dresse une enquête menée par la Prévention routière. Les amendes de 11 € par lumière manquante ne semblent pas persuader les cyclistes d'installer des phares en état de marche.

 

Pour ceux qui n'ont pas les connaissances mécaniques suffisantes, il y a de l'espoir à Neudorf. « J'organise des ateliers chaque mois en fonction de la saison, explique Thomas Lang, 25 ans, vice-président de l'association Vélostation depuis deux ans. En octobre, la nuit tombe plus tôt. L'éclairage devient une nécessité. »

 

Pour commencer l'atelier, Thomas Lang, en bleu de travail, fixe en hauteur le vélo qui servira de modèle pour l'installation des lumières. Les deux adhérents venus exprès pour la « leçon » - d'ordinaire ils sont entre 3 et 10 - ne perdent pas une miette de la démonstration. « Un vrai service de luxe », sourit Patrick, propriétaire du vélo. Adhérent depuis juillet, Patrick confirme « avoir déjà beaucoup appris »  à Vélostation. « Je n'avais plus touché à un vélo depuis que j'avais 14 ans. »

 

Apprendre aux gens à réparer eux-mêmes leur monture fait partie de la philosophie de Vélostation. Aujourd'hui, l'association fondée en 1996 compte environ 500 membres. Dans le nouveau local d'une surface de 165 m2 ou elle s'est installée en 2011, jusqu'à neuf personnes à la fois peuvent travailler sur les établis. Pour un tarif annuel de 27 euros, les membres profitent quatre fois par semaine d'outils spécialisés pour vélos et de bénévoles de bon conseil.

 

Les prochains ateliers seront consacrés à l'entretien hivernal (14 novembre) et aux fonctionnement des freins (12 décembre). L'accès est réservé aux adhérents.

 

 

Vélostation

8, rue de Frédéric

67100 Strasbourg (Neudorf)

Tél : 03 88 84 66 67

 

Permanences

 

mardi 17h30 à 19h30

mercredi 15h à 18h

jeudi 18h à 20h

samedi 14h30 à 17h30

 

 

Violetta Kuhn/Cuej

Plusieurs pelleteuses et ouvriers s'affairaient sur le chantier cette semaine. Crédit photo : CUEJ/Caroline Anfossi

La semaine prochaine, le terrain devrait être totalement aplani et la construction des fondations du nouveau centre commercial devrait débuter dans la foulée. Les commerces du secteur Hautefort, notamment le Norma et la pharmacie, seront repositionnés à cet emplacement, là où trônait avant la tour du 11 rue de Clairive. Le chantier devrait être terminé fin 2014 - début 2015. Commercants et clients auront un accès direct par l'avenue du Neuhof. 

Olivier Mougeot

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