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DRONES "Au fur et à mesure que la technologie des drones évolue, nous examinerons bien entendu sa compatibilité avec l'éthique", a déclaré mercredi, Dimitrios Kourkoulas, le président du Conseil, devant les parlementaires. Si tout le monde reconnait  qu’il est inévitable de développer cette technologie au sein de l’UE, leur utilisation nécessite tout d’abord un cadre juridique international. Le Parlement a transmis ses recommandations en ce sens à la Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères, Catherine Ashton, aux États-membres ainsi qu’à l’ONU. 

Ce jeudi, le Parlement européen a demandé aux « autorités vénézuéliennes de désarmer et de dissoudre immédiatement les groupes armés progouvernementaux », après les violences qui ont causé, selon les sources officielles, au moins 13 morts durant des manifestations étudiantes

« Seuls le respect des libertés et droits fondamentaux, un dialogue constructif et respectueux ainsi que la tolérance peuvent aider le pays à sortir de cette grave crise et à surmonter les difficultés à venir », ont affirmé les députés dans une résolution adoptée à une large majorité.

Les députés demandent “ l'envoi d'une délégation ad hoc du Parlement, afin qu'elle puisse évaluer la situation du pays dans les plus brefs délais”.

La résolution commune aux groupes PPE, S&D, ALDE et ECR s'inquiète de “l'arrestation d'étudiants ainsi que de figures de l'opposition et demande leur libération immédiate”. Le Parlement “ souligne que le respect de la liberté de la presse, des libertés d'information et d'opinion ainsi que du pluralisme politique constitue une base fondamentale de la démocratie”.

"Les groupes fascistes montent un coup d'Etat"

Durant le débat, seul le groupe GUE-NGL (le plus à gauche du parlement) a affiché son soutien pour le gouvernement vénézuélien. « C'est la même histoire qu'en 2002, a lancé la députée portugaise Inês Cristina Zuber, les groupes fascistes montent un coup d'Etat avec l'assistance de forces subversives américaines qui apportent notamment des financements. »

C'est avec une énergie particulière que le groupe PPE a de son côté appuyé l'interpellation des autorités vénezueliennes. « Le gouvernement chaviste de Maduro se rend coupable d'un génocide », a ainsi fustigé le député espagnol Carlos José Iturgaiz Angulo. Un zèle qui a suscité l'ironie de plusieurs députés de gauche. « En Colombie lorsque nous dénonçons la violence, on entend personne prendre la parole du côté du PPE », a notamment regretté Rui Tavares, député espagnol des Verts.

Jonathan Klur

(Crédit photo : Flickr - chavezcandanga)

EMPLOI Le Parlement européen a adopté à 505 voix contre 93 (14 abstentions) le rapport de Pervenche Berès (S&D) approuvant la reconduction des lignes directrices pour les politiques d'emploi des États membres. Rien d'étonnant à ce large consensus, puisque ces lignes, inscrites dans la stratégie « Europe 2020 » sont reconduites sans modificarion depuis 2010. La décision du Conseil les instituant prévoit une évaluation annuelle de l'ensemble des progrès, tant au niveau de l'UE que des États membres, dans la mise en œuvre de cette stratégie de politiques telles que le soutient à la R&D et à l'innovation, la modernisation de la base industrielle, la diminution du chômage structurel... Les outils juridiques de mise en œuvre de ces politiques restent eux à la discrétion des États. Le texte prévoit en outre une application synchronisée dans tous les États membres, afin de garantir des retombées positives dans toute l'Europe. Aucune sanction par contre pour les États qui ne suivraient pas ces recommandations.

CLIMAT Exposés à de graves évènements climatiques, députés slovaques, britanniques, espagnols et autrichiens se sont plaint ce matin de la lenteur des aides du fonds de solidarité de l'Union européenne. « Ce n'est pas une aide d'urgence, mais un instrument financier pour soutenir les États membres face à la charge des réparations suite aux dégradations climatiques », a rappelé le commissaire Algirdas Semeta. Pourtant, avertissent les Verts, plus les phénomènes climatiques gagneront en violence et en fréquence, plus le fonds sera enclin à le devenir.

 

TRANSPARENCE Dès la prochaine session, en mars, certains votes à main levée seront remplacés par des votes par voie électronique. En plénière, cela s'appliquera aux votes finaux des rapports par le Parlement. En commissions parlementaires, où les votes étaient jusque-là anonymes, ces modifications s'appliquent lors de la finalisation des rapports. Désormais, les votes de chaque député seront clairement identifiés et enregistrés. « Un honorable parlementaire n'a pas à cacher son vote », explique le député britannique Andrew Duff (ADLE). Après de sérieuses hésitations, le Parlement a ainsi choisi la voie de la transparence, en votant ces modifications de son règlement intérieur mercredi.

 

L'Union aux urnes de septembre 2013 à novembre 2014 / © Amanda Breuer Rivera avec l'aide d'Anthime Verdier

ENVIRONNEMENT Le Parlement Européen a affirmé que la protection des forêts de bois précieux est une des conditions de l'accord de libre échange entre l'Europe et l'Indonésie. "Il est de notre responsabilité d'imposer un contrôle des bois précieux, de la coupe à l'exportation en Europea déclaré le rapporteur français de la proposition législative Yannick Jadot. Il a également rappelé aux députés lors du débat, que l'Indonésie est la troisième réserve mondiale de bois précieux après l'Amazonie et le bassin du Congo. L'objectif de l'accord est d'assurer la traçabilité du bois et d'enrayer les trafic illégaux. Désormais les autorités indonésienne devront imposer un timbre sur chaque bout de bois pour permettre des procédures de vérification immédiates. En 2010, le vice-président de la commission indonésienne pour l'éradication de la corruption a décrit le secteur forestier comme "une source de corruption illimitée". Selon l'ONG Greenpeace, l’Indonésie a perdu au moins 1 240 000 hectares de forêt entre 2009 et 2011.

 

C'est un véritable coup de frein à la libéralisation du système ferroviaire européen. Si les députés ont largement adopté le volet technique du texte élaboré par la Commission, ils ont fortement infléchi l'orientation libérale de son pilier politique qui visait à la scission des compagnies ferroviaires et l'ouverture des marchés nationaux à la concurrence.

Pour éviter les conflits d'intérêts et faire jouer la concurrence, l'objectif affiché par la commission était de séparer totalement les entreprises qui gèrent les infrastructures et celles en charge du transport. Pourtant au terme du débat parlementaire, ce sont les intérêts des opérateurs historiques de grands pays européens, la SNCF en France, la Deutsche Bahn en Allemagne, ou Trenitalia en Italie, qui l'ont emporté.

Le texte adopté finalement par le Parlement défend des structures en holding qui gèrent à la fois le réseau et les trains qui l’empruntent. « Aucune preuve ne tend à démontrer que la séparation totale soit le meilleur modèle en termes d'efficacité économique et concurrentielle du système ferroviaire », a affirmé Gilles Pargneaux, un eurodéputé socialiste français.

Le service public préservé

Autre camouflet pour la Commission, le Parlement a assoupli les mesures qui visaient à l’ouverture totale des marchés nationaux à la concurrence. Les amendements adoptés élargissent la liste des exceptions permettant d’attribuer de contrats de service public à des entreprises sans appel d'offre alors que la Commission souhaitait que l’attribution directe de tels contrats devienne l’exception et non la règle. Les députés ont pointé le danger qu'aurait représente une telle ouverture à la concurrence pour les lignes peu rentables. «Nous devons éviter le picorage de lignes à haut intérêt commercial », avertit Said El Khadraoui, le rapporteur S&D.

Il reviendrait donc aux autorités de régulations nationales, indépendantes des compagnies ferroviaires, de trancher. Les transports régionaux, comme les TER par exemple, qui devaient être complètement ouverts dans la proposition initiale, devraient continuer à pouvoir bénéficier de concessions publiques, sous réserve de l'avis du régulateur. C'est donc une première manche remportée par les opérateurs historiques face à leurs détracteurs.

Quelle dimension sociale pour l’Europe ferroviaire ?

La protection des monopoles nationaux était justement une des principales revendications des organisations syndicales. A l'appel de la Fédération européenne des travailleurs des transports, des cheminots avaient afflué mardi à Strasbourg pour appeler les députés européens à rejeter la libéralisation du secteur et à respecter le droit des Etats membres à organiser leur service public de transport. Les syndicats réclamaient aussi la sanctuarisation des droits des cheminots, et notamment le droit de grève. Finalement rejeté, un amendement de la commission des transports proposait en effet d’instaurer un service minimum en cas de grève.

Pour ce qui est du volet technique du texte, le vote a été plus consensuel. Les députés se sont accordés sur une certification européenne plus rapide et plus simple, et une simplification des trajets internationaux. « Aujourd’hui, un camion peut faire Tallinn-Lisbonne d’une traite, alors qu’un train doit s’arrêter plusieurs fois pour changer de motrice », observe Michael Cramer, rapporteur Verts du texte sur la sécurité ferroviaire. Avec plus de 11 000 règles nationales, l’objectif est donc de parvenir à une harmonisation à terme sous l'égide de l’Agence ferroviaire européenne.

Une application du texte au plus tôt en 2023

L’entrée en vigueur du texte ne devrait pas avoir lieu en 2019, comme la prévoyait la Commission. « Il faudra revenir en deuxième lecture avec le prochain Parlement. Le texte ne sera probablement achevé qu'en 2015, pour une application en 2023 », assure Dominique Riquet, premier vice-président de la Commission Transports au Parlement.

Ce « paquet » fait suite à trois autres ensembles législatifs : l’ouverture à la concurrence des marchés de fret ferroviaire internationaux, en 2001, puis nationaux, en 2004, et l’ouverture à la concurrence des lignes internationales pour les voyageurs en 2007. Le dernier volet en cours lance l'ouverture à la concurrence des marchés nationaux de voyageurs.

Tirant la conclusion du vote de mercredi, Siim Kallas, le commissaire européen aux transports, ne cache pas son amertume : « Ce n'est pas le signal fort attendu par le transport ferroviaire. Aujourd’hui, le rejet des points essentiels de la réforme est une démonstration de la ténacité des intérêts nationaux acquis ». Le commissaire a rappelé dans un communiqué qu'il était en droit de modifier ses propositions, voire les retirer.

Antoine Laroche

MOLDAVIE Les détenteurs d'un passeport moldave pourront bientôt entrer sans visa dans l'espace Schengen. Le Parlement européen a approuvé jeudi la suppression de cette obligation qui touchait chaque année les 50000 à 55000 citoyens moldaves faisant la demande. Après trois ans de dialogue, la Commission européenne avait estimé qu'il n'existait pas de « risque migratoire majeur » : l'immigration irrégulière en provenance du pays a en effet baissé de 55% entre 2008 et 2012. 230000 Moldaves séjourneraient toujours irrégulièrement en Europe.

 

POLITIQUE DE COHESION Les eurodéputés ont dressé mercredi dans une résolution adoptée à Strasbourg un bilan mitigé de la politique de cohésion, qui absorbe une partie importante des fonds européens, dans deux domaines clefs : la réduction des écarts entre régions et la lutte contre l'exclusion sociale. Ils se disent particulièrement préoccupés par l'augmentation de la population européenne menacée de pauvreté. Ils mettent aussi en cause les systèmes d'évaluation. Pour eux, les rapports d'étape de la commission pour 2007-2013 souffrent d'une qualité variable des informations recueillies. L'objectif serait donc de les améliorer par l'emploi d'indicateurs plus précis et mieux ciblés.     

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