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Vendredi, l'association Familles rurales a ouvert pour la première fois son local aux personnes âgées de la cité Westhoffen. Un après-midi d'activités libres qui a vocation à devenir hebdomadaire.

Au fond d'un petit préfabriqué de la cité Westhoffen (Montagne Verte), dans la cuisine de l'association Familles rurales, Manfred, Monique et Christine sont en pleine partie de cartes. Autour d'un café ou d'une tisane, les discussions vont bon train. C'était la première fois, vendredi, que la structure, implantée dans le quartier depuis 1994, ouvrait ses portes aux seniors pour un après-midi d'activités libres. Une nouvelle étape dans son action en faveur des seniors. Depuis juillet 2011, des animations sont déjà organisées chaque lundi : jeux, visites, « gym douce », ateliers mémoire, rencontres sur le thème de la santé, documentaires...

Ces actions en direction des personnes âgées ont pour but de casser l'isolement qui, peu à peu, s'est installé dans l'ancienne cité ouvrière. Les enfants sont partis, de nouveaux voisins d'une autre génération, d'autres cultures sont arrivés. Les commerces de proximité ont fermé les uns après les autres.

Monique Criqui, 75 ans, est arrivée dans le quartier en 1962. Il y a un an, elle a déménagé mais revient toutes les semaines. Elle ne rate jamais un rendez-vous de l'association. Tout est noté dans son petit carnet bleu qu'elle brandit fièrement. Et de préciser : « Il faut que je marque pour tout le monde ! Manfred, il ne note rien. Heureusement que je suis là. »

Avant de prendre sa retraite, Monique travaillait comme aide-soignante. Elle avait peu d'amis dans le quartier. « Je travaillais tout le temps, confie-t-elle. Il y a beaucoup de gens que je connaissais de vue mais pas de nom. Je savais à peu près dans quel bâtiment ils habitaient, mais c'est tout. » Après la mort de son mari en 1986 et le depart de son fils deux ans plus tard, Monique aurait pu rester dans son coin. Mais elle décide de ne pas se laisser abattre, de sortir danser, de partir en voyage. Aujourd'hui, Familles rurales l'aide à maintenir ses liens d'amitié avec les habitants et à faire de nouvelles rencontres : « Ce local est un coin où on peut se réfugier de temps en temps pour voir les autres gens. »

Une association qui s'adapte à l'évolution du quartier

Familles rurales a vu le jour il y a plus de 65 ans. Comme son nom l'indique, la structure est présente, en grande partie, dans la campagne. Mais son champ d'action s'est étendu aux zones périurbaines. Le local de la Montagne Verte est le seul de Strasbourg. A la base, les bénévoles n'ont pas vocation à s'occuper des personnes âgées. L'association vient en aide aux habitants pour des démarches administratives (travail d'écrivain public), la lutte contre le surendettement ; dispense des conseils conjugaux, soutient les jeunes mères dans l'éducation de leurs enfants.

 

Mais les seniors du quartier sont venus d'eux-mêmes vers Familles rurales. « Ils étaient curieux de savoir ce qu'on faisait, explique Josy Cailler, présidente de l'association. Au départ ils venaient juste parler quelques instants, puis ils prenaient le café... ». Au fur et à mesure, le local est devenu un lieu pour se retrouver, tisser à nouveau le lien social. En 2013, les anciens ont même commencé à écrire leurs mémoires et celles du quartier et se sont donnés un nom : « Les hirondelles de la Montagne Verte ».

 

Si Familles rurale a permis de recréer du lien entre ces personnes âgées, elle n'a jusqu'alors pas réussit à faire le lien avec les autres communautés de Westoffen. « On a déjà pris contact avec l'association musulmane du quartier. On avait prévu de faire un grand couscous. Mais finalement, c'est resté lettre morte. » Depuis septembre, un samedi par mois, des groupes de paroles et d'échange autour de la parentalité sont mis en place. Josy espère briser les communautarismes. La première réunion, qui a eu lieu le 13 septembre, n'a pas fonctionné. Personne ne s'est déplacé. Un échec que la présidente espère bien surmonter. Prochaine tentative samedi 18 octobre.

 

Gabriel Pornet

Hélène Deplanque

La ferme éducative de la Ganzau, dernière ferme de Strasbourg, ouvre ses portes dimanche 21 septembre.

Créée en 1997, elle accueille dans l'année entre 8000 et 10 000 enfants. Ses trois salariés leur font découvrir la nature et les initient à l'éco citoyenneté. Entre vaches, moutons, oies, canards, les Strasbourgeois peuvent découvrir une trentaine d'animaux.

Depuis le début de la semaine, les employés de la ferme et une dizaine de bénévoles sont à pied d'œuvre pour organiser ce traditionnel rendez-vous des Automnales.

Laurine PERSONENI

Maud LESCOFFIT

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Le café théâtre le Kafteur a lancé jeudi dernier sa nouvelle saison. Présentée au cours d'un quasi one-man-show de Jean-Luc Falbriard, alias Capitaine Sprütz, la 22e année du théâtre strasbourgeois s'annonce difficile financièrement. Le Kafteur avait failli mettre définitivement la clef sous la porte en fin d'année dernière.

 

 

 

Agenda du quartier

 

Mardi 23 septembre : - petit déjeuner gratuit proposé aux habitants de 8h30 à 10h, dans le hall du CSC Le Galet.

- repas "galette" à 12h, dans la grande salle du Galet (10 euros). Inscription jusqu'au 19 septembre au CSC.

 

Jeudi 25 septembre : - Stifters Dinge, "concert sans muscien", à 18h30 au théâtre de Hautepierre. Plein tarif : 20 euros. Plus de précisions sur le site du Festival Musica.

 

Vendredi 3 octobre, samedi 4 octobre :

- WHS Odotustila, à 20h au théâtre de Hautepierre. Tout public, à partir de 10 ans. Plein tarif : 16 euros

 

Vendredi 10 octobre : Loto au CSC Le Galet (2 euros le carton), à partir de 19h.

Date limite d'inscription : 8 octobre. Contact accueil : 03 88 26 19 20.

LEGENDE

La jonction par tramway entre Strasbourg et Kehl ne date pas d'aujourd'hui. Entre 1896 et 1918, la ligne 1 joignait les deux villes grâce à un pont métallique. A la fin de la première guerre mondiale, quand l'Alsace redevient française, le réseau transfrontalier est arrêté. En 1939, les troupes françaises font sauter l'ouvrage d'art, et plusieurs ponts provisoires se succèdent jusqu'en 1951 et le début de la construction du pont de l'Europe. En 1960, le réseau de tramway strasbourgeois est supprimé, au profit des voies automobiles. Le nouveau pont sur le Rhin en construction aujourd'hui se situe au niveau de la passerelle métallique du début du XXème siècle.

Rémi Carlier et Anika Maldacker

 

LEGENDE

Le quartier du port du Rhin, qui compte près de 1500 habitants, est excentré par rapport au reste de l'agglomération strasbourgeoise. Seules deux lignes de bus le desservent, la 2 et la 21. Cette dernière, transfrontalière, est souvent prise dans les embouteillages de l'avenue du Rhin. " Le tram va améliorer tout cela car on sera à cinq minutes d'Aristide Briand " commente un riverain. Deux stations seront créées : Starcoop, qui permettra de rejoindre la zone industrielle et le futur pôle culturel de la Coop, et Port du Rhin, au niveau de la nouvelle place de l'Hippodrome.

Du côté allemand, les avantages du tram consistent à désengorger les rues de la ville et le pont de l'Europe et à valoriser les places autour les rues principales. "L'échange avec le quartier du Port du Rhin augmentera certainement quand les travaux pour le tram et le pont seront achevés car le centre de Kehl est plus proche du Port du Rhin que le centre ville de Strasbourg ", estime Matthias Kaufhold. Cependant, quelques opposants au projet craignent une augmentation de la criminalité.

Le ministre de la Ville, de la jeunesse et des sports, Patrick Kanner, et la secrétaire d'Etat à la Politique de la ville, Myriam El Khomri, étaient en visite dans les quartiers du Neuhof et de la Meinau, vendredi 19 septembre. Ils ont rencontré des bénéficiaires de la TVA réduite pour l'accession à la propriété et ont visité les nouveaux équipements des deux quartiers. 

Le Neuhof et la Meinau font partie des 500 quartiers bénéficiant d'une TVA réduite à 5,5% pour faciliter l'accession à la propriété depuis le 1er janvier 2014. Le tout, dans le cadre du programme de rénovation urbaine mené par l'ANRU (l'Agence nationale de rénovation urbaine). L'interview vidéo du ministre de la Ville, Patrick Kanner, lors de sa visite dans les quartiers du Neuhof et de la Meinau, est à retrouver sur le site de France 3 Alsace.

Les travaux d'extension de la ligne D du tramway strasbourgeois ont commencé en début d'année. Le réseau transfrontalier reliera Kehl à Strasbourg à l'horizon 2017. L'un des aménagements les plus importants est la construction d'un nouveau pont sur le Rhin.

LEGENDE

 

"Ce sont plutôt les institutions strasbourgeoises qui dirigent les travaux ferroviaires car ils sont déjà habitués au tram, contrairement à nous" constate Matthias Kaufhold, ingénieur et l'un des responsables pour l'extension de la ligne au sein de la ville de Kehl. Les travaux du réseau de tram après le pont y commenceront au plus tôt en 2016. La ligne sera mise en service en avril 2017 jusqu'à la gare de Kehl, et à la fin de la même année jusqu'à la mairie.

Cependant, des deux côtés du Rhin, les institutions échangent en permanence sur ce projet symbolique et transfrontalier. "Bien sûr, il y a des difficultés au niveau de la langue, l'administration et le processus politique mais ce n'est pas une situation nouvelle entre les villes de Kehl et Strasbourg. Entre les principaux intervenants, la coopération fonctionne très bien, continue Matthias Kaufhold. Par exemple, l'appel d'offre pour trouver une entreprise gérant les travaux était géré en France, ce qui nous a permis d'épargner des frais".

L'ensemble des travaux coûte au total 107 millions d'euros, financés par des collectivités des deux Etats. L'Allemagne paye à partir du pont, dont les frais sont partagés. Les 24,3 millions d'euros nécessaires à sa construction sont ainsi apportés à parts égales par la CUS et la mairie de Kehl.

LEGENDE

Mais l'avancée la plus significative est la construction d'un nouveau pont de 400 mètres de long qui traversera le Rhin, à proximité de l'actuel pont de l'Europe. Ce dernier ne peut pas supporter le tram en terme de structure, mais aussi en terme de configuration car aucune des quatre voies de circulation ne peut y être supprimée. "Les réseaux sont déviés et on commence à avoir la préfiguration de la rampe côté français. Les travaux ont été décalés en Allemagne pour laisser les activités estivales se terminer. La construction du batardeau, qui permettra de construire la pile dans le Rhin, a démarré" continue Cyril Fenech.

D'abord, un bateau a fourni les matériaux au milieu du fleuve. A présent, une passerelle relie le pont de l'Europe au chantier sur l'eau. Ce dernier sera terminé à la fin de l'année. De nombreuses entreprises travaillent sur site, les plus impliquées étant Bouygues travaux publics en France et le bureau d'ingénieurs Früh en Allemagne. Les travaux de la pile sur la berge française démarrent courant novembre. Le pont sera livré l'année prochaine, mais aucune date n'est encore précisée.

 

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