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La place de l'Hippodrome a été inaugurée au début du mois. Elle accueillera en 2017 une station de tramway. Photo RC

Avec l'ouverture de la résidence du jardin des Deux-Rives en début d'année et l'extension du tramway en cours, le Port du Rhin s'étend. De nouveaux résidents s'installent, en bordure du fleuve, mais les habitants de la cité historique cherchent des raisons d'espérer.

Assis sur un banc de la place de l'Hippodrome, Linda, Brenda et Jason (*), riverains de la cité Loucheur, refont le monde en rigolant. Inaugurée début septembre, la place est devenue le lieu central de la zone résidentielle du Port du Rhin. D'un coté, la cité Loucheur, qui héberge près de 1500 personnes, soit la majorité des habitants du quartier. De l'autre, passé la route transnationale du Rhin, le récent complexe résidentiel des Deux Rives et ses 380 logements basse consommation. Les nouveaux voisins s'y croisent sans se rencontrer. « La place, on y vient, mais elle n'est pas pour nous, commente Brenda, 55 ans et sans emploi. On peut dire que c'est une frontière, il y a clairement deux mondes différents. J'ai l'impression qu'ils vont construire un mur pour nous isoler. Les nouveaux habitants ne nous remarquent pas, sauf pour nous demander où sont les arrêts de bus. Ou lorsqu'ils viennent le dimanche à l'épicerie de la cité. Et nous, on n'a pas vraiment envie de les rencontrer non plus. »

Plus loin, Marie, sortie du bus faisant la liaison avec le tramway, porte ses courses d'un pas pressé. À 54 ans, elle s'est installée avec ses deux enfants dans l'un des 80 logements aidés gérés par Opus 67 dans le nouveau complexe résidentiel. « C'est très bien, mieux que ce que j'avais à Bischheim. Mais quand je sors du bus, place de l'Hippodrome, je ne regarde même pas en direction de la cité ».

Un quartier en grande expansion

Le Port du Rhin, avec un taux de chômage élevé et une majorité de logements sociaux, est l'un des quartiers les plus pauvres de Strasbourg. En 2009, suite aux évènements en marge du sommet de l'OTAN, la mairie de Strasbourg a lancé le schéma directeur des Deux Rives, dont le but est de redynamiser le quartier afin d'en faire « un pivot de l'Eurodistrict ». Parmi les objectifs phares, beaucoup sont déjà sortis de terre, et Habitation Moderne a démarré les travaux de 140 logements sur l'îlot Jeanne-d'Arc, derrière l'église du même nom. A l'horizon 2017, l'extension de la ligne D du tramway vers Kehl desservira la zone.

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La plupart des logements de la résidence des Deux-Rives sont occupés. Les travaux ne sont pas totalement terminés. Photo CUEJ - Maurane Speroni

La cité Loucheur a, elle aussi, bénéficié du réaménagement du quartier. Au premier plan, la rénovation des cours intérieures et des façades. « Un cache-misère, pour Aïssa, livreur de 40 ans né dans le quartier. On est toujours les derniers ici, ils nous ont mis dans un coin. Il y a trois ans, des travaux d'intérieur pour épaissir les murs ont été faits. Mais j'entend toujours mes voisins chuchoter ». Un discours partagé par beaucoup d'habitants de la cité, mais pas par les nouveaux riverains. « On est vraiment bien placés, se réjouit Madame Marcino, installée avec son mari depuis mai 2014. Un bus nous emmène en Allemagne ou au centre de Strasbourg, et des petits commerces doivent ouvrir en bas de la résidence. Le quartier est en grande expansion, sans parler du tram qui va arriver. On a un 70 m² avec balcon et terrasse, qu'on paye 840 euros par mois. Tout est très bien isolé ».

Un clivage social qui s'accentue

Gérard Schann est le président de l'association Au-delà des Ponts, dont le centre socio-culturel est basé dans la cité. Pour lui, la méfiance ambiante s'explique notamment par l'emplacement géographique de la cité. « Les habitants du quartier Loucheur sont coincés entre la RN4, la voie ferrée et le Rhin. Ils ont développé un comportement insulaire et un sentiment d'appartenance avec une forte identité. Beaucoup craignent l'évolution et voient les nouveaux arrivants d'un mauvais oeil. Il est clair que les travaux d'agrandissement du quartier, qui s'intègrent dans l'agglomération du Heyritz à Kehl, n'ont pas été faits spécialement pour eux. Pourtant, ils vont indéniablement en bénéficier même s'ils ne s'en rendent pas encore compte. La prise de conscience arrivera à terme ». Marcelle, 88 ans, a cet espoir. Elle espère « qu'il y aura des commerces grâce à l'arrivée de tous les habitants, de la résidence senior [qui occupe 110 places dans la nouvelle résidence, NDLR] ». Elle qui vit dans le quartier depuis l'âge de cinq ans, et regrette ce temps où il y avait « cinq restaurants, quatre boucheries, trois boulangeries et plusieurs bistrots ».

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La cité Loucheur héberge la majorité des habitants du quartier. Photo Maurane Speroni

Une école pleine de promesses

L'école du Rhin, seul établissement scolaire du quartier, pourrait faire la jonction entre les deux composantes du quartier. Deux cents enfants, originaires du port du Rhin ou nouveaux arrivants, y sont scolarisés. Le bâtiment, en travaux depuis 2012, aura bientôt une capacité d'accueil supérieure. Au sein de ses locaux, les clivages devraient diminuer. « C'est une excellente chose pour nos enfants. Ils auront la chance de s'ouvrir aux autres, une chance que nous n'avons pas eue », s'enthousiasme Linda. « Cette école est pleine de promesses, je pense que mes enfants y seront bien », confirme Tatiana, installée depuis le début du mois aux Deux Rives, et qui a mis une de ses filles à la nouvelle crèche.

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L'école du Rhin, située au coeur du quartier, sera entièrement rénovée en 2015. Photo Maurane Speroni

Mais Chabib, une des figures du quartier, gérant de l'épicerie historique de la cité, est plus mesuré. « C'est très bien que les enfants puissent avoir un meilleur cadre pour travailler. Il fallait voir l'état de l'école il y a trois ans. Mais le problème, c'est qu'après les cours, rien n'est prévu pour eux. Il n'y a pas beaucoup d'activités culturelles, sportives ou musicales ici. » Dans un coin, Aïssa acquiesce. « J'ai peur pour les générations à venir. La richesse qui va nous entourer ne fera qu'accentuer les clivages si rien n'est fait pour nous. »

Pour agrandir la carte cliquer ici. Infographie CUEJ Rémi Carlier

(*) Les prénoms ont été changés.

Rémi Carlier et Maurane Speroni

 

Valerie Schaub

vidéo: Manuel Fritsch, Valerie Schaub

Une quarantaine d'exposants étaient réunis, samedi, sur la place du Polygone, près de l'arrêt de tram Kibitzenau, dans le quartier du Neuhof. L'association Lupovino, qui accompagne au quotidien la population des gens du voyage, organisait la deuxième édition de son marché aux puces. Objectif : animer le quartier et inviter les gens à se rencontrer autour de stands d'objets en tout genre.

Maud Lescoffit et Julien Pruvost

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Dimanche dernier, l'Association des jardins partagés du quartier Gare organisait la Fête de l'automne. Un concept différent des 77 jardins municipaux des secteurs du Fossé des Remparts et du Glacis ouest. Avec la culture collective de la terre, le partage des récoltes, le but est de permettre aux habitants du quartier de se rencontrer.

 

Nicolas Skopinski et Hélène Perrin

Il y a 40 ans, Christiane Lehmann fondait le Club des seniors et le CSC du quartier de l'Elsau. A l'occasion de cet anniversaire, elle revient sur les grands changements que le quartier a connu ces dernières décennies.

Arnaud Salvat

Valerie Schaub

vidéo: Manuel Fritsch, Valerie Schaub

Depuis deux ans, Astrid et Léo ont mis la vie en communauté au coeur d'une colocation créée dans une maison avec jardin au Neuhof. Les sept occupants de la batisse nichée au Stockfeld célèbrent le vivre-ensemble selon des principes écologiques. Ils concoctent leurs repas en commun avec les invendus d'un magasin et les légumes de leur potager.

 

Betti, la nouvelle arrivante, Abraham, un étudiant espagnol et la doyenne Aline, 46 ans, racontent leurs expériences dans cette colocation particulière.   

Pour l'instant au nombre de sept - arrivées et/ou départs spontanés ne sont pas à exclure - les colocataires bouillonnent d'idées pour développer leur communauté: rencontres avec les voisins, accueil des cyclo-touristes de passage, culture de pommes de terre, de haricots etc. Et dans la cave, Astrid et Léo font preuve de leur savoir-faire.  

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Les piscines de la Communauté urbaine de Strasbourg poursuivent ce mardi la mise à jour de leur logiciel de gestion entamée ce lundi pour améliorer l'accueil des usagers. Un tarif réduit est proposé pour parer à tout désagrément.

L'entrée des piscines de la Communauté urbaine de Strasbourg (CUS) sera désormais plus rapide pour les usagers. Les neuf centres nautiques opèrent depuis ce lundi matin une mise à jour de leur système de vente et de contrôle d'accès pour le moderniser. « L'effet sera bénéfique pour les clients car le temps de passage aux tourniquets est amélioré et le système continuera de fonctionner même s'il y a une panne de réseau », explique Véronique Petitprez, attachée de presse à la CUS.

Les usagers possédant un badge ne pourront pas l'utiliser ce mardi encore. « Mais il n'y a aucun changement dans les horaires et les activités proposées par les clubs sont maintenues », prévient le responsable de la piscine de Hautepierre.

En raison de ces perturbations, l'entrée est gratuite pour les abonnés à l'année et les bénéficiaires sur présentation de leur badge. Pour les autres, l'entrée est au tarif réduit de deux euros, à la place de quatre euros.

La piscine de Hautepierre est ouverte mardi de 11h30 à 13h30 et de 16h30 à 19h.

Célia Garcia-Montero

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