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Après les manifestations prodémocratie sévèrement réprimées cet été, le scrutin était suivi de près. Dans la capitale, la formation pro-Poutine s'est vue retirer de nombreux sièges à l’assemblée de la ville, à l’issue des élections qui se tenaient hier. Soutenus par le régime, les candidats du parti au pouvoir ne détiennent désormais que 25 sièges contre 38 jusqu’ici. Alors que des désaccords assumés à la politique du Kremlin se propagent chez les Moscovites, les résultats du suffrage tourmentent encore les autorités.  

Une stratégie fomentée par le leader de l’opposition  

Le tumulte autour de ces élections locales était de plus en plus bruyant ces dernières semaines. 2 700 manifestants qui s’opposaient au rejet de 57 candidatures, dont celles d’opposants sérieux, avaient été arrêtés à Moscou cet été. Parmi les candidats évincés, Alexeï Navalny s’affiche depuis des années comme l’un des principaux leaders anti-Poutine. A la tête du parti “Russie du futur”, l’avocat et blogueur n’avait pas renoncé pour autant à peser sur les résultats des urnes. Il a lancé une stratégie, celle du “vote intelligent”. Plutôt que de boycotter, les citoyens ont été appelés à faire élire tout candidat le mieux placé pour battre le représentant du Kremlin.  

Et le pari semble avoir porté ses fruits : les communistes sortent en grands gagnants du scrutin dans la capitale, avec 13 sièges remportés contre 5 jusqu’alors. L’un des échecs les plus retentissants du pouvoir s'avère être la non-réélection du chef de la branche moscovite de “Russie Unie”, ’Andreï Metelsky. Ce dernier a été moqué par Alexeï Navalny sur Twitter :
“Le chef de la branche moscovite de Russie unie a reconnu sa défaite aux élections à la Douma de Moscou. Andrei Metelsky estime que l'enquête du chef de l'opposition, Alexey Navalny, a pu affecter les résultats du vote - Interfax.” # vote intelligent 
- "A pu“. Ahahaha, 

peut-on lire. 

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Hugo Bossard

Un vent de nouveauté souffle sur la Foire européenne de Strasbourg, pour sa 87e édition. Il sera toujours possible pour les visiteurs de penser leur projet habitat, d’y faire du shopping chez les artisans du monde ou de se restaurer au Jardin des délices. Mais cette année, la foire a quitté son lieu d’exposition habituel du Wacken, à Strasbourg, pour s’installer sur la plateforme Kieffer, à proximité de la place de Bordeaux. Inaugurée vendredi 6 septembre par Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, elle a accueilli, dans son sillage, une centaine d'élus.

Tous étaient pressés de faire leur rentrée, avec comme horizon les Municipales 2020. Une campagne à venir dont il a assurément été question lorsque le ministre s’est entretenu successivement avec Roland Ries, maire socialiste de Strasbourg, et Alain Fontanel, son premier adjoint. Les quatre députés La République en Marche du Bas-Rhin ont aussi eu le droit à une entrevue avec Bruno Le Maire. La Foire européenne se poursuivra jusqu’au lundi 16 septembre avec, notamment, un espace dédié à la Mongolie, pays invité d’honneur. 23 autres payes sont représentés au fil des stands. Tour d’horizon en chiffres de cette nouvelle édition de la Foire européenne.

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT était reçu lundi à l'Elysée. La centrale syndicale entend peser dans la nouvelle période de concertation ouverte par le gouvernement. 

Hier, les Russes étaient appelés aux urnes à l'occasion d'élections locales dans tout le pays. A Moscou, le parti au pouvoir a perdu environ un tiers de ses sièges, au profit notamment des communistes. 

Seulement 17,2 % des Moscovites ont voté aux élections locales, véritable test pour Vladimir Poutine./ Photo CC BY DonSimon.

Elections à Moscou : déboire pour le parti de Vladimir Poutine

09 septembre 2019

Elections à Moscou : déboire pour le parti de Vladimir Poutine

Les Russes étaient appelés aux urnes à l'occasion d'élections locales. A Moscou, le parti au pouvoir a perdu environ un tiers de ses sièges.

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La distance entre l'épandage des pesticides et les habitations varient selon les pays./
Photo CC BY 2.0 Aqua Mechanical

Et si Emmanuel Macron draguait Laurent Berger ? « En tout cas, c'est 'no way', il n'y a pas de possibilité », a prévenu le secrétaire général de la CFDT, ce matin sur France Info. N'empêche que ce lundi, le patron du premier syndicat de France était reçu à l'Élysée, pour évoquer la future réforme des retraites. Seule l'Unsa est aussi conviée par Emmanuel Macron ce jeudi. De quoi donner à la CFDT, qui ne s'oppose pas frontalement au projet de réforme des retraites voulu par le gouvernement, une place particulière dans la nouvelle période de concertation qui s'ouvre.

Après avoir ferraillé sur la réforme de l'assurance chômage, en juin, un vent de dégel souffle entre l'exécutif et la centrale syndicale. De fait, les positions de la CFDT et du gouvernement sont moins irréconciliables sur la réforme des retraites que sur celle de l'assurance chômage.

Laurent Berger a bien accueilli le rapport Delevoye, haut commissaire à la réforme des retraites, remis le 18 juillet, saluant un « système qui peut permettre à ceux qui ont le moins aujourd'hui en retraite d'avoir davantage demain ».

Sur ses gardes 

Après 18 mois de concertation avec les partenaires sociaux, le rapport ne remet pas en cause le principe du système des retraites par répartition, ligne rouge pour la CFDT. Et reprend une promesse de campagne d'Emmanuel Macron, que la centrale appelle depuis longtemps de ses vœux : l'instauration d'un régime universel, à la place des 42 régimes spéciaux actuels. Sabine Gies, secrétaire adjointe de la CFDT Grand-Est, se félicite d'une proposition qui répond à « un besoin de lisibilité, où chaque euro côtisé amène à des droits à la retraite. » Autre signal favorable, pour la responsable syndicale, le président de la République a déclaré le 27 juillet sur France 2 préférer un allongement de la durée de cotisation à un recul de l'âge de départ en retraite.
De quoi amadouer la centrale cédétiste, mais pas de quoi l'endormir : « Le diable se cache dans les détails, prévient Sabine Gies. Et des détails, nous n'en avons pas beaucoup pour l'instant. » Et de souligner que la CFDT sera très vigilante dans les discussions, notamment sur les carrières longues, et la prise en compte de la pénibilité au travail, qui doit permettre, selon elle, à des travailleurs ayant atteint la durée de côtisation légale, de faire valoir leurs droits à la retraite dès 60 ans.

Pas d'urgence

Sur France Info lundi matin, Laurent Berger a également prévenu que cette réforme ne serait pas comparable aux précédentes, que la centrale avait accompagnées : « On n'est plus en 1993, plus en 2003, plus en 2008, plus en 2010 ni en 2013, quand il s'agissait de sauver le système des retraites au niveau de l'équilibre financier. Là, on doit être dans la construction d'un régime plus juste et solidaire. » Partenaire dans l'élaboration du projet de loi, pas question pour Laurent Berger de donner son blanc-seing en bas d'un texte : « On ne sera ni les supplétifs, ni les opposants attendus », a-t-il prévenu hier dans le Journal du Dimanche.

Alors que FO appelle à la mobilisation le samedi 21 septembre, et la CGT à une journée de grève le 24 septembre, la CFDT admet être « très loin » de deuxième centrale syndicale de France. Et veut peser dans les concertations, a-t-il déclaré au Monde le 28 août. Quitte à prendre du temps : « Si ça prend six mois de plus, ça prendra six mois de plus… Nous ne sommes pas dans une logique de réforme urgente. » 

Nicolas Massol

 

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