Image assez rare que celle d’un président de la République applaudi par l’Assemblée de Corse. Venu officiellement pour commémorer les 80 ans de la libération du département occupé par les forces allemandes, Emmanuel Macron avait réservé toute une panoplie d’annonces politiques, espérant résoudre la question épineuse de l’autonomie de l'île.
Après l’assassinat en prison du militant nationaliste Yvan Colonna en mars 2022, meurtrier du préfet Erignac, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, avait lancé un « cycle de discussions ». L’objectif était de poser les bases d’un élargissement de l’autonomie de l’île. La venue du président de la République était donc très attendue par les différentes tendances politiques de l’Assemblée corse. « Le peuple retient son souffle. Monsieur le président, vous avez l’occasion de marquer l’histoire », lui a lancé en prélude Marie-Antoinette Maupertuis, la présidente de l’Assemblée.
Le chef de l’État a ressorti son arme fétiche du « en même temps » pour présenter son plan concernant le futur institutionnel de l’Île de Beauté.
« Vous faites une petite entaille sur la coquille avec le couteau et vous allez voir, l’huître va s’ouvrir plus facilement », conseille Stéphane Griffet, gérant de la poissonnerie Cap d’Hag. Face à lui, Jean-Michel, concentré, tente de reproduire ce geste de professionnel. Ce n’est pourtant pas pour suivre un cours sur « l'ouverture d'une huître » que le Strasbourgeois s’est rendu aux Halles du marché gare, ce jeudi matin. Venu pour faire quelques courses, il a tout de même profité de ce petit atelier proposé à l’occasion du premier anniversaire des Halles : « C’est ça le coeur d’un vrai marché : pouvoir échanger avec des artisans qui connaissent leurs produits », se réjouit Jean-Michel.
Azilis Briend
Édité par Clara Grouzis et Zoé Dert-Chopin
Dans les allées, commerçants et clients sont plus que satisfaits de la création, en octobre 2022, du marché couvert.