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L’odeur des corps calcinés par le four crématoire se répandait parfois jusque dans le fond de la vallée. © Célestin De Séguier

Avec piscine et jardin potager, les résidents de la villa Erhet bénéficiaient d’un cadre (presque) idyllique. © Célestin De Séguier

14 h 23 : L’extrême-droite ne réagit que très sobrement à la mort de Robert Badinter

Pendant longtemps, les relations entre l’ex garde des Sceaux et l’extrême-droite étaient houleuses. L’abolition de la peine de mort était vu comme du laxisme par ses détracteurs. Encore aujourd’hui, l’abolition ne convainc pas les militants frontistes. Selon un sondage Ipsos d’octobre 2023, 81 % des sympathisans du Rassemblement National serait pour le rétablissement de la peine de mort.

Les fils barbelés qui entouraient le camp étaient électrifiés afin de rendre toute évasion vaine. © Célestin De Séguier

La villa Erhet, construite avant la guerre, avait une vue directe sur l’enceinte du Struthof. © Célestin De Séguier

14 h 11 : Emmanuel Bompard, le coordinateur national de la France Insoumise, le décrit sur X comme « un combattant infatigable pour les droits humains ».

Tucker Carlson compte parmi les figures de proue du paysage médiatique de l'extrême-droite américaine. Ici en 2020, lors d'un sommet à Palm Springs. ©Gage Skidmore/Flickr

Aujourd’hui, le Struthof est devenu un lieu de mémoire. « Contrairement à Auschwitz, nous sommes ici dans un camp de travail, pas d’extermination. Cela fait moins de bruit car la journée, les déportés travaillaient à l’extérieur. Le site est en pleine montagne, il n’y avait personne qui puisse témoigner de ce qui se passait », explique Guillaume Simon.  Parmi ces déportés, issus de plus de trente nationalités, des prisonniers politiques, de droit commun, des résistants, des homosexuels, des juifs, et des « Nacht und Nebel » (Nuit et brouillard), voués à disparaître. « Pour les SS, ils étaient tous des « Stück », des morceaux. Les  journées de travail pouvaient durer jusqu’à douze heures. L’objectif était de les épuiser.» Sur les 17 000 qui ont transité par le camp, 3 000 n’en sont jamais ressortis. 

Sur le plan historique, les certitudes manquent quant aux conditions de vie et au quotidien précis des « Lagerkommandant » du KL Natzweiler-Struthof. Certains guides insistent sur la nécessité de poursuivre les recherches sur ce point. « Plus de 500 000 archives attendent encore d’être ouvertes et dans les dix années à venir, ce sont encore bien d’autres qui seront déclassifiées », confie l’un d’entre eux. Le travail est encore long avant que la « Zone d’intérêt » ait dévoilé tous ses secrets. 
 

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