L’atelier cuisine peut accueillir une dizaine de personnes, généralement des femmes. Comme pour chacune de ses activités, le CSC communique son organisation en début de mois sur WhatsApp. Le Groupe Familles CSC, très actif, a été créé en 2019 par des mamans investies dans les activités du centre. Depuis, ce sont elles qui l’administrent, le modèrent et ajoutent les nouveaux arrivants – le fil compte aujourd’hui 54 membres. "Elles s’envoient des blagues. Il y en a qui envoient des recettes, des offres d’emploi. Là, il y a des annonces, de porte-bébés d’occasion à vendre", explique Aurélie Duchet, coordinatrice famille de la structure, en faisant défiler la conversation sur l’écran de son téléphone. À tel point qu’un deuxième groupe a été créé par le CSC pour diffuser les annonces plus formelles, le premier gardant sa précieuse fonction d’espace de discussion.
Messaline Hamon
Paul Marcille
Un avenir incertain
Un camp en périphérie des services de première nécéssité. © Matis Biller-Goeffers et Pierrot Destrez
dur. Ça fait vingt ans que je travaille ici. C’est un coup de massue", regrette Linda*, hôtesse de caisse. Pour elle, le changement est radical. Transférée dans un autre magasin de Strasbourg, elle va devoir "faire environ 45 minutes de route au lieu de 10 actuellement pour aller travailler. Et je suis loin d'être la seule", explique t-elle exaspérée. "Au moins on garde notre emploi, se console l’un des employés, excepté quelques-uns ayant accepté une retraite anticipée."