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Les eurodéputés réunis au Parlement européen à Strasbourg, ont approuvé en deuxième lecture la directive Eurovignette. Alors que l’Union européenne s’est engagée à réduire ses émissions nettes de gaz à effet de serre d’au moins 55% d’ici 2030, cette directive définit un objectif nouveau pour les États membres : celui de taxer en particulier les poids lourds non plus en fonction de la durée du trajet, mais en fonction de la distance parcourue. Elle propose aussi de réinvestir ces redevances dans le développement des transports durables. Une période de transition de huit ans à partir de 2029 est proposée aux États membres pour appliquer cette directive.
Après avoir voté des mesures fortes dans la lutte contre le cancer en Europe, les eurodéputés se sont attaqués aux risques de santé au travail. Ils demandent aux entreprises de réduire l’exposition de leurs travailleurs à trois substances cancérigènes (l’acrylonitrile, les composés du nickel, et le benzène). Une première étape, selon Katrin Langensiepen (Verts, écologistes), qui attend des révisions du texte: “Grâce à la persistance de ce Parlement on a fait un grand pas en avant mais le travail n’est pas encore terminé. 25 substances doivent encore être incluses dans la liste. On ne peut pas accepter qu’un seul travailleur tombe malade à cause d’un manque de protection”. Les données de l’Union Européenne (UE) montrent que 52 % des décès liés au travail sont dus aux cancers d’origine professionnelle.
Le salut nazi d'un député bulgare a perturbé la session du Parlement européen mercredi 16 février. ©Capture d'écran Parlement européen
Ce mercredi 16 février, au cours d'un débat sur l’État de droit au Parlement Européen à Strasbourg, le député bulgare Angel Dshambazki a quitté l’hémicycle en se fendant d’un salut nazi. Ce geste du membre du groupe « Conservateurs et Réformiste » n’a duré qu’une poignée de secondes mais a entrainé une vague d’indignations au sein du Parlement Européen. « Ce geste appartient au chapitre le plus sombre de notre histoire et doit y rester », a réagi la Présidente du Parlement Roberta Metsola. Le français Stéphane Séjourné, président du groupe Renew, s’est dit « choqué qu’une telle chose ait pu se produire dans l’hémicycle qui incarne la démocratie européenne, celle qui s’est construite justement contre le nationalisme ». Nombreux sont les députés à demander des sanctions contre Angel Dshambazki qui a déclaré pour sa défense avoir fait « un simple salut ».
La nouvelle directive européenne visant à réduire les substances toxiques dans les jouets a été adoptée par les eurodéputés à la quasi-unanimité. En plus de revoir à la baisse les taux de substances cancérigènes et mutagènes autorisés dans les jouets, elle va rendre plus difficile l’obtention de dérogations pour les fabricants. Elle va également supprimer le distingo entre les compositions des jouets destinés aux enfants de moins de 36 mois et les autres. Principales nouveautés: l’interdiction de l’usage de perturbateurs endocriniens et la prise en compte des jouets électroniques ou utilisant l’intelligence artificielle: “Les enfants peuvent être soumis à des manipulations ou à des localisations”, a plaidé le rapporteur Brando Benifei (SD, sociaux-démocrates). Une façon comme une autre pour l’Union européenne de protéger les futures générations.
L’instauration en 1986 du Marché unique avait aboli les tarifs douaniers, mais les entraves à la libre circulation des personnes, biens, services et capitaux restent nombreuses. Voté ce mercredi 16 février, le rapport de l’eurodéputé Kosma Złotowski (CRE, nationalistes) s’attaque aux derniers obstacles au libre-échange. Dans le collimateur des députés, on trouve notamment la pratique du « gold-plating » (« plaquage or »). Cette expression, en vogue à Bruxelles, désigne les normes nationales contraignantes qui forcent les entreprises étrangères à dépenser des sommes importantes pour se conformer à la régulation du pays où elles s’implantent. Le Parlement appelle donc les États membres à s'aligner davantage avec la législation européenne. Surtout, les parlementaires condamnent le repli protectionniste observé à l’occasion de la pandémie de covid-19. Ils déplorent la fermeture des frontières, qui a perturbé les chaînes d’approvisionnement en matériel médical et empêché la mise en place d’une réaction européenne unie face à cette crise sanitaire.
Le Parlement européen demande à la Commission plus de protection pour les organisations à but non lucratif. Dans un rapport d'initiative, les députés proposent mercredi 16 février la mise en place d'un règlement instaurant un “statut d’association européenne” les concernant ainsi que d'une directive établissant des normes minimales communes. Leurs objectifs : faire en sorte qu'elles puissent bénéficier de la protection de l’UE et opérer plus aisément entre les pays. Ces mesures sont demandées par les ONG depuis plus de 30 ans. Désormais, les eurodéputés espèrent que la Commission prendra au sérieux leurs recommandations.
Ce mercredi, les eurodéputés et la Commission Européenne ont débattu des règles de libre circulation au sein de l’Union européenne. Le débat s’est articulé autour du certificat Covid numérique, entré en vigueur en juillet 2021 afin de limiter l’impact de la pandémie. Le 3 février dernier, la Commission a proposé de prolonger d’un an ce dispositif. « On ne peut pas prévoir une évolution de la pandémie" a déclaré le commissaire Didier Reynders dans l'hémicycle. "Pourquoi mettre un terme à un système qui fonctionne ? ». Il s’est félicité du succès de ce certificat, « seul système opérationnel à l’international ». De nombreux parlementaires estiment pourtant ce dispositif obsolète. « Les chiffres montrent qu’on peut retourner vers la normalité, qui passe par la libre circulation des citoyens », a déclaré la chrétienne démocrate Karolin Braunsberger-Reinhold. « Il faut apprendre à vivre avec le virus », a renchéri Nicola Danti du groupe libéral Renew. Le pass vert est utilisé par 1,3 milliards de personnes en Europe et 35 pays à travers le monde.
Les députés européens ont validé ce mercredi un soutien financier à l'Ukraine de 1,2 milliard d'euros pour aider le pays toujours sous la menace d’un conflit avec la Russie. L’objectif est de “soutenir la stabilité de l’Ukraine et sa résilience dans ces circonstances difficiles”, a exposé la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola. Par 598 voix pour (55 voix contre, 41 abstentions), dans le cadre d’une procédure d’urgence, les eurodéputés ont soutenu cette proposition de prêt, initiée par la Commission européenne fin janvier. Alors que l’économie ukrainienne peine à remonter en raison de la pandémie de COVID-19, les menaces sécuritaires persistantes à la frontière du pays avec la Russie n’ont fait qu'accentuer les besoins financiers du pays, comme le rapporte le texte adopté. “L’UE restera du côté de l’Ukraine, l’UE ne laissera pas tomber le peuple ukrainien”, a affirmé le Président du Conseil européen, Charles Michel, invité à s'exprimer dans l'hémicycle.