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Ilham Ech-Cheblaouy et Max Donzé

Un manque de coordination

Les ambitions commerciales de la SNCF butent aussi sur un problème de propriété. Si elle possède en effet le rez-de-chaussée, c’est la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) qui possède l’étage -1 qui conduit aux quais du tramway. Lors de l’aménagement de la station, cet espace était occupé par des commerces, dont une boulangerie Paul. Désormais à l'exception de Velhop, les stores de ces locaux restent baissés en raison d'infiltrations dues à des problèmes d’étanchéité liés à la verrière. Ce lieu présente pourtant un vrai potentiel en raison des nombreux passagers qui y déambulent. Selon la ville, des réflexions seraient cependant en cours pour y proposer des activités adéquates.

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© Alice Caillau

Derrière la gare, les fortifications témoignent de l'histoire militaire de Strasbourg. Le Cercle d’étude et de sauvegarde des fortifications de Strasbourg se mobilise pour préserver ces lieux.

La comparaison avec la gare de Lille Flandres est éloquente. Les deux gares accueillent le même nombre de voyageurs par jour selon Open Data SNCF. Mais celle de Lille Flandres reçoit aussi 27 000 de non-voyageurs. À Strasbourg, ces derniers ne sont que 11 000.

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Fresque recouverte par les graffitis des "crews" 7Click et TNC rue de Rothau. © Max Donzé

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Les commerces animent le Faubourg-National du côté du centre-ville. © Azilis Briend

Le graffiti légal et illégal occupent le même mur rue Rothau. © Max Donzé

Fresque recouverte par un graffe à l'entrée du tunnel Wodli-Wilson. © Max Donzé

Comparée avec des gares de même envergure, l’offre commerciale strasbourgeoise demeure à la traîne. Une situation en partie liée au statut du bâtiment. Construite en 1883 sous l’empire allemand, la gare est classée monument historique depuis 1984. La législation interdit toute modification ou destruction du bien sans accord du ministère de la Culture.

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