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L’UE premier soutien de Kiev

En un an, l’Union européenne a débloqué plus de 50 milliards d’euros pour aider l’Ukraine, ce qui en fait son premier soutien devant les Etats-Unis. 30 milliards d’euros ont pris la forme d’une aide financière et d’un appui budgétaire. L’aide humanitaire compte pour environ 18 milliards d’euros, et l’aide militaire directe (envoi d’armes et formation des soldats ukrainiens) s’élève à un peu plus de 3 milliards d’euros. De leur côté, les Etats membres ont participé de façon individuelle à hauteur de 17 milliards d’euros depuis le mois de février 2022. Dans son discours de mercredi, la présidente de la Commission Ursula von der Leyen a réitéré le soutien de l’UE envers l’Ukraine, et appelé de ses vœux un nouveau paquet de sanctions et de restrictions envers la Russie qui ciblerait notamment les composants électroniques utilisés par l’armée russe. 

L’UE premier soutien de Kiev

En un an, l’Union européenne a débloqué plus de 50 milliards d’euros pour aider l’Ukraine, ce qui en fait son premier soutien devant les Etats-Unis. 30 milliards d’euros ont pris la forme d’une aide financière et d’un appui budgétaire. L’aide humanitaire compte pour environ 18 milliards d’euros, et l’aide militaire directe (envoi d’armes et formation des soldats ukrainiens) s’élève à un peu plus de 3 milliards d’euros. De leur côté, les Etats membres ont participé de façon individuelle à hauteur de 17 milliards d’euros depuis le mois de février 2022. Dans son discours de mercredi, la présidente de la Commission Ursula von der Leyen a réitéré le soutien de l’UE envers l’Ukraine, et appelé de ses vœux un nouveau paquet de sanctions et de restrictions envers la Russie qui ciblerait notamment les composants électroniques utilisés par l’armée russe. 

Derrière les discours rassembleurs et optimistes de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et du haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères Josep Borrell, en visite à Strasbourg ce mercredi 15 février, se cachent en effet de majeures oppositions au sein du Parlement, qui fragilisent son pouvoir de décision. Berlusconi n’est qu’un exemple parmi tant d’autres qui illustrent les dissensions entre députés depuis le début de la guerre en Ukraine il y a un an.

À couteaux tirés face à la livraison d'armes

À droite comme à gauche, des voix se sont élevées et s’élèvent encore pour fustiger, entre autres, les livraisons d’armes venues des Etats membres ou le soutien indéfectible affiché par l’Union européenne (UE) à Kiev. « Vous avez envoyé des casques, puis des armes et des chars en Ukraine. Moi je m’inquiète pour la paix en Europe », a déclaré Mick Wallace, membre du groupe de la Gauche (extrême gauche). Son intervention a provoqué des huées et le mot « shame » (honte) a plusieurs fois été lancé dans l’hémicycle, alors que le député irlandais affirmait que pour avoir la paix, il fallait que l’Ukraine abandonne la Crimée et que l’UE cesse ses livraisons d’armes. 

Une unité introuvable

À peine quelques minutes plus tard, la députée du PPE Rasa Juknevičienė prenait la tribune pour déclarer qu’il fallait envoyer en Ukraine « tout ce dont le pays à besoin, chars et avions ». La députée lituanienne a terminé son allocution en ciblant les dirigeants européens complaisants envers la Russie : « Berlusconi est horrible, mais il n’est pas le seul : les dirigeants socialistes de Slovaquie, de Croatie, de Bulgarie [le sont aussi]. Il faut lutter contre toutes les marionnettes de Poutine chez nous. » Il y a moins d’un mois, le président croate Zoran Milanović qualifiait « d'absurde » la série de sanctions à l’encontre de la Russie et déplorait que les Etats-Unis et l’OTAN « mènent une guerre par procuration à travers l’Ukraine » contre le bloc Russe. 

La rupture compliquée avec Moscou

Face à ces désaccords ouvertement affichés, le discours rassembleur d’Ursula von der Leyen en début de séance perd en signification. Certes, l’UE a su se coordonner pour apporter une aide financière et matérielle conséquente à l’Ukraine (voir encadré ci-dessous). Mais l’union affichée par les dirigeants des institutions ne peut faire oublier toute la complexité des relations entretenues par des élus et gouvernements européens avec Moscou. Jusqu’à récemment encore, l'Allemagne elle-même faisait partie de ceux qui voulaient tisser des liens commerciaux et industriels avec la Russie de Poutine. 

Isalia Stieffatre 
Edité par Juliette Vienot de Vaublanc

Salto n'accepte plus d'abonnements depuis lundi. La disparition de la plateforme concernera près de 900.000 utilisateurs. © Capture écran Salto

« Il est honteux que certaines voix au sein même de ce Parlement essaient de remettre la responsabilité de cette guerre sur Volodymyr Zelensky. » Sous une salve d’applaudissements venus de tous les côtés de l’hémicycle européen, le vice-président du groupe des Socialistes et Démocrates (S&D, gauche), Pedro Marques, apostrophe Manfred Weber, chef du Parti populaire européen (PPE, centre-droit) sur les récentes déclarations de Silvio Berlusconi. 

L’ancien chef d’Etat italien, membre du PPE au Parlement européen, déclarait il y a quelques jours que « tout ce que Volodymyr Zelensky avait à faire était de stopper son attaque contre les républiques autonomes du Donbass pour qu’il n’y ait jamais de guerre ». Dernière sortie polémique en date d’un fervent admirateur de Vladimir Poutine, cette phrase a provoqué des remous sur les bancs de l’assemblée, et remis sur le devant de la scène les profonds écarts d’opinion entre les eurodéputés sur le sujet délicat que sont les relations avec la Russie. 

« Nous devons parler d’une seule voix »

« Je vous vois applaudir Monsieur Weber, je vous en remercie, mais je vais être clair : qu’allez-vous faire face à Berlusconi ? », a continué Pedro Marques, très remonté. « Qu'allez-vous faire pour que nous restions tous unis face à Vladimir Poutine ? Vous avez soutenu les sanctions contre ceux qui ont pris le parti de Poutine dans cette guerre. Quelles sanctions allez-vous prendre au sein de votre propre famille politique ? Nos voix doivent être unifiées, nous devons parler d’une seule voix. » 

À l’approche du premier anniversaire du début de la guerre en Ukraine, les eurodéputés ont débattu mercredi 15 février de l’aide financière et militaire apportée à Kiev. Leurs dissensions persistent quant à la position à adopter face à la Russie. 

L'instance principale du football français a délivré mercredi son rapport sur la gouvernance du président Noël Le Graët. Pointé du doigt pour des faits de harcèlement moral et sexuel, le sort du Breton sera étudié le 28 février.

« Merci à tous les abonnés Salto d’avoir partagé avec nous leur envie et leur enthousiasme pour une plateforme de streaming Made in France ». Pas d’annonce officielle pour l’instant, mais le message sur la page d’accueil est clair : Salto va bientôt disparaître. Une dissolution imminente qui concerne 42 employés et près de 900 000 abonnés.

Pensée comme une plateforme payante de vidéo par abonnement menée par les principaux acteurs de la télévision gratuite, Salto n’a pas su s’imposer dans le paysage SVOD malgré « une première base qui était pas mal, une communication marketing bonne, mais une deuxième partie qui aurait dû être de la production de contenus », souligne Olivier Thuillas, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Paris-Nanterre.

Un manque d'investissements 

Ce spécialiste des industries culturelles soulève deux problèmes majeurs : les tensions et le manque d’investissements. « C’est de la tension “ coopétitive ” : les entreprises tentent de faire de la coopération en même temps que de la compétition. On se retrouve dès le début avec la question de savoir ce que chacun va mettre sur la plateforme. Il aurait fallu par exemple arrêter MyTF1 et tout mettre dans Salto. » Un pari que les chaînes n’ont pas voulu tenter, préférant alimenter leur propre service de streaming par la rediffusion de leurs contenus (Dix pour cent, Demain nous appartient, Ici tout commence).

Le lancement tardif de Salto, en octobre 2020, combiné à la frilosité des investissements dans la « création d’originals » comme le font les concurrents, sont autant de rendez-vous manqués pour ce qui se voulait un « Netflix à la française ». Selon Olivier Thuillas, « ce qui a probablement condamné une partie du projet a été l’abandon de la fusion TF1-M6. Il y a eu un temps d’attente et des inconnus sur cette fusion qui ont empêché la mise en place de grands investissements qui étaient pourtant indispensables. Il aurait fallu accepter de perdre de l’argent pour en gagner dans deux ou trois ans ».

Salto et sa vision trop nostalgique

« Salto a un côté nostalgique, on revoit des choses que l’on a aimées et on les partage, mais cela aurait eu plus de sens de se focaliser sur des contenus nationaux. » Dès ses débuts, la plateforme de streaming visait la promotion et « le rayonnement de la création audiovisuelle française et européenne ». Pourtant, face au manque de contenus originaux, elle a préféré capitaliser sur des grands évènements… américains. Les 20 ans d’Harry Potter avec une soirée réunissant les acteurs de la saga, les retrouvailles des stars de Friends ou encore And just like that, la suite de la série culte Sex and the city. Seul programme original à son actif, une série documentaire de Jean-Xavier de Lestrade sur les massacres de la secte de l’Ordre du Temple Solaire, survenus entre 1994 et 1997.

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