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De nouvelles mesures contre l'antisémitisme et l'islamophobie

« N'oublions jamais que c'est la haine et l'antisémitisme qui ont mené à l'Holocauste ». Le vice-président de la Commission européenne, Margarítis Schinas, alerte les eurodéputés. Dans l'hémicycle, le commissaire a annoncé de nouvelles mesures contre l'antisémitisme et l'islamophobie. Depuis la tuerie de masse du Hamas et la réponse disproportionnée d'Israël en octobre dernier, le nombre d'actes anti-juifs et anti-musulmans n'a cessé d'augmenter sur le Vieux continent.

Pour lutter contre ce phénomène, la Commission compte agir à travers l'éducation, le sport et la culture. Elle veut mettre en place un réseau de lieux de commémoration où les massacres de l'Holocauste ont été perpétrés. Un appel d'offres assorti d'un budget de 30 millions d'euros sera lancé pour protéger les lieux de culte. D'autres financements seront attribués pour lutter contre les discours de haine sur les réseaux sociaux.

Les annonces de Margarítis Schinas ont cependant été largement éclipsées par les eurodéputés qui ont massivement critiqué l'équivalence faite par la Commission entre antisémitisme et islamophobie. La controverse a rapidement gagné l'hémicycle et le débat a dérivé sur la situation géopolitique à Gaza.

Lounès Aberkane

L'Union appelée à condamner la vague de répression en Biélorussie 

Ce jeudi 8 février, le Parlement européen a appelé l’Union européenne à renforcer les sanctions envers le gouvernement biélorusse et à soutenir les forces démocratiques. La Biélorussie est sous le joug du régime dictatorial d’Alexandre Loukachenko depuis 1994. L’opposition y est totalement muselée par les services de sécurité. Récemment, la répression s’est intensifiée avec une nouvelle vague d’arrestations à l’approche des élections prévues le 25 février. Le pouvoir n’hésite pas à s’attaquer également aux familles des opposants. Plus d’une centaine de personnes ont été arrêtées, interrogées et ont vu leur domicile perquisitionné ces dernières semaines. Le Parlement européen exige la libération immédiate des 1400 prisonniers politiques et apporte son soutien « aux citoyens biélorusses et à leurs aspirations légitimes à un avenir démocratique et européen ».

Bastiane du Masle
 

Vers une règlementation généralisée en matière de stage

Il n’existe aujourd’hui aucune règle européenne sur les stages. Le Parlement souhaite y remédier. Ce mardi 6 février, sur la base des recommandations déjà soumises en 2023, celui-ci a de nouveau exhorté la Commission à proposer un texte législatif visant à empêcher les abus.

« Nous ne devons pas fermer les yeux face aux conditions offertes par certaines entreprises. Des jeunes ne font que suivre une suite sans fin de stages et ne sont jamais recrutés » dénonce l’eurodéputé Stelios Kympouropoulos (PPE). Selon lui, les jeunes européens se retrouvent dans une situation précaire. Un tiers des stagiaires ne sont pas rémunérés alors qu’ils fournissent bien souvent le même travail qu’un salarié. Les eurodéputés appellent à l’interdiction des stages bénévoles afin de respecter la dignité des jeunes. Ils demandent aussi que la protection sociale et l’accompagnement des personnes en situation de handicap soient renforcés.

« Les jeunes qui ont suivi le débat ont bien compris qu’il y a un consensus pour dire qu’ils méritent d’être traités correctement lorsqu’ils sont en stage. J’en conviens, il est temps d’agir » a promis le commissaire européen Nicolas Schmit, sans pour autant donner de calendrier précis.

Chloé Bouchasson

 

 

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