Vous êtes ici

Le module est validé, il peut être inséré dans un article pour être consulté par les internautes.

[ Plein écran ]

Une centaine d'espèces animales trouvent refuge dans le quartier. © Kim Du

Messaline Hamon

Paul Marcille

Les clients expriment leur déception face à la fermeture de leur supermarché habituel. © Alizée Grides

Un avenir incertain

Un camp en périphérie des services de première nécéssité. © Matis Biller-Goeffers et Pierrot Destrez

dur. Ça fait vingt ans que je travaille ici. C’est un coup de massue", regrette Linda*, hôtesse de caisse. Pour elle, le changement est radical. Transférée dans un autre magasin de Strasbourg, elle va devoir "faire environ 45 minutes de route au lieu de 10 actuellement pour aller travailler. Et je suis loin d'être la seule", explique t-elle exaspérée. "Au moins on garde notre emploi, se console l’un des employés, excepté quelques-uns ayant accepté une retraite anticipée."

© Alizée Grides et Mathis Nicod

De rares clients en profitent pour effectuer leurs derniers achats, déambulant dans un magasin presque désert mais encore paré d’affiches de promotions d’un rouge scintillant. "Moi j’avais créé ma petite routine, je venais ici après avoir posé les enfants à l’école. Ça fait bizarre de le voir dans cet état", sourit tristement Sabrina Picault, habitante du quartier.

Pour la cinquantaine de salariés aussi, la pilule est amère. Tous espéraient que leur magasin serait épargné. "Bien sûr que c’est

Pages