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En pénétrant dans le centre socioculturel (CSC) de la Montagne-Verte ce mardi 19 novembre au soir, on entend des rires provenant de l’étage. Comme souvent après l’école, certains collégiens du quartier se retrouvent là pour prendre le goûter. Du rez-de-chaussée, Kévin Canavy, coordinateur jeunesse depuis onze ans, lance un "Babyfoot ?" enthousiaste. Des pas précipités dévalent l’escalier en PVC jaune. Un garçon d’une dizaine d'années au large sourire apparaît. Au creux de ses mains : trois perles de coco qu’il tend à l’animateur.
Dans le quartier de la Montagne-Verte, l’ennui semble habiter certains jeunes au point de les pousser à troubler la tranquillité des lieux. Le manque de budget qui leur est dédié et la carence en espaces publics sont au cœur du problème.
L’ambiance tranche avec l'effervescence des marchés du boulevard de la Marne ou de la halle de Neudorf. Pourtant les choses n’ont pas toujours été ainsi. Un fidèle de la place d’Ostwald se remémore un temps révolu : "Il y avait plus de clients avant, mais la moyenne d’âge a terriblement augmenté." "Il n’y a pratiquement que des retraités", déplore le vendeur de la ferme Mischler. "Par le passé, il y avait une vingtaine ou une trentaine de stands", se rappelle Katia Frank, une habitante de longue date.
Mohamed Zailioui a pour projet depuis début 2024 de faire classer monument historique son bar Au Nid de cigognes, à la Montagne-Verte. Une démarche longue et exigeante attend le propriétaire.
Un processus exigeant
© Mahault de Fontainieu
Les lieux où les cours de français sont dispensés à la Montagne-Verte. © Stéphanie Ghacibeh et Jade Santerre