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Né des cendres du groupe Identité et démocratie, le groupe Patriotes pour l’Europe  a été fondé à l’initiative de Viktor Orban à la suite des élections européennes de juin 2024. Présidé par Jordan Bardella, le chef du Rassemblement national, il rassemble les partis  d’extrême droite souverainiste du continent et compte 86 eurodéputés sur les 720 sièges du Parlement européen. 

Le RN est le premier parti du groupe, avec 30 eurodéputés, suivi par le Fidesz hongrois (parti de Viktor Orban), la Ligue italienne, et les partis d’extrême droite tchèque et autrichien. L’objectif de ce nouveau groupe est de former une alternative aux socialistes et à la droite traditionnelle, les deux premières forces au Parlement. Avec l’exemple de quelques débats clés en Europe, Webex décrypte le détail de cette position. 

Lutte contre l’immigration

Sans surprise, la lutte contre immigration est un sujet majeur pour le groupe d’extrême droite. Le dernier texte européen majeur voté à ce sujet, le “pacte asile et migration” vise à créer un mécanisme de solidarité entre pays membres en cas d’arrivées massives de migrants. Il a été adopté en mai 2024, avant la création des Patriotes. Le Rassemblement national, première force des Patriotes, avait alors fustigé un “appel d’air [...] alors que la submersion migratoire a déjà des conséquences importantes”.

Sur les questions environnementales, les Patriotes s’opposent au Pacte vert européen, un ensemble de mesures qui visent à rendre l’Europe neutre en carbone d’ici 2050. Fin janvier, le président du groupe Jordan Bardella a appelé à une grande alliance des droites européennes contre le pacte et s’y oppose au nom de la compétitivité. 

Rapprochement avec Trump

Les Patriotes se démarquent également par leur rapprochement avec Donald Trump. Le chef du parti espagnol Vox et hôte du sommet de Madrid, Santiago Abascal, a participé à l’investiture du 47e président américain. Le slogan du sommet, “Make Europe Great Again”, est même une référence directe à l’idéologie souverainiste de Donald Trump. Son bras droit Elon Musk sera d’ailleurs présent à Madrid.

La contradiction entre la ligne nationaliste à l’échelle des pays européens et l’entente affichée avec Donald Trump ne manque pas de faire réagir à gauche. “Ce sont des gens qui se disent patriotes, mais qui finalement se vendent aux intérêts de la puissance américaine”, accuse l’eurodéputée socialiste Aurore Lalucq auprès de Franceinfo. 

Fragmentation au Parlement

Cette focalisation de l’attention sur les Patriotes, qui est aussi l’objectif du sommet de Madrid, ne doit pas faire oublier que l’extrême droite a subi une fragmentation lors des dernières élections européennes. Passée de deux groupes à trois au Parlement, l’extrême droite européenne se distingue aussi par les dissensions internes. 

Le Rassemblement national s’était notamment écarté de l’AfD allemande, après plusieurs scandales. En mai 2024, pendant les campagnes européennes, la tête de liste Jordan Bardella avait déclaré que le parti allemand avait “franchi des lignes [qu’il] considère comme rouges”. La goutte d’eau était une déclaration de Maximilian Krah, tête de liste AfD, selon laquelle un SS “n’est pas automatiquement un criminel”. 

En réponse à cette fracture, l’AfD ne fait pas partie du groupe Patriotes. Le parti allemand a créé son propre groupe, Europe des nations souveraines (ESN), encore plus à droite et se présentant “contre l’islamisation de l’Europe”.

Abel Berthomier 

Edité par Gustave Pinard

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Avec 86 eurodéputés le groupe "Patriotes pour l'Europe" est la troisième force du Parlement Européen. Photo Christian Lue / Unsplash

Un sommet réunit à Madrid ces vendredi 7 et samedi 8 février les partis de “Patriotes pour l’Europe”. Webex fait le point sur la position du groupe, entre extrême droite classique et penchant trumpiste.

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Le prix d'un fauteuil manuel peut atteindre jusqu'à 10.000 euros, celui d'un électrique jusqu'à 50.000 euros. Photo Freepik

Il était attendu, et il a répondu présent. Le Suisse Marco Odermatt a remporté vendredi le Super G des championnats du monde de ski alpin de Saalbach, en Autriche. Grâce à une manche XXL, le Suisse a écrasé la concurrence reléguant le deuxième du jour, l'Autrichien Raphaël Haaser, a plus d'une seconde. Derrière, le Norvègien Adrian Sejersted prend le bronze, la première médaille de sa carrière en championnat du monde.

Privés de Cyprien Sarrazin, les skieurs français n’ont pas brillé en Autriche. Nils Allegre, meilleur espoir tricolore, a terminé à plus de 2 secondes derrière Marco Odermatt. Belle surprise en revanche pour Florian Loriot qui termine meilleur Français avec une 13e place, de leurs côtés Mathieu Baillet et Nils Alphand n'ont pas terminé la course.

Le meilleur skieur actuel

Il incarne la nouvelle ère du ski suisse. Marco Odermatt est devenu champion du monde pour la troisième fois de sa carrière, après s’être imposé en descente et en slalom géant lors des derniers mondiaux, en 2023 à Courchevel. Le Suisse est aussi champion olympique du géant en 2022, et double vainqueur du gros globe de cristal (2022 et 2023). Il est bien parti pour en rafler un troisième cette année, étant actuellement en tête du classement. 

Sa course du jour fut maîtrisée : dès les premiers intermédiaires, il a pris de la distance avec les autres concurrents, faisant tomber tous les temps précédents. Les autres skieurs n’ont pu qu’admettre sa supériorité : même James Crawford, champion du monde en titre sur la discipline, a terminé à plus de 3 secondes du nouveau patron du ski alpin. 

Les Championnats du monde de ski alpin, organisés tous les deux ans par la Fédération internationale de ski et de snowboard (FIS), incluent plusieurs disciplines, dont le Super-G. Cette épreuve technique consiste à descendre une piste en passant entre des portes espacées d’environ 25 à 30 mètres, nécessitant des virages amples et précis. Le skieur le plus rapide remporte la victoire, tandis qu’une sortie de piste ou une faute entraîne la disqualification.

Gustave Pinard et Paul Ripert

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