Le module est validé, il peut être inséré dans un article pour être consulté par les internautes.
L'association Au Delà des Ponts a reçu l'agrément de la Caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin pour devenir un centre social et culturel. Il s'agit du premier dans le quartier.
Installée depuis septembre 2009, au Port du Rhin, l'association Au Delà des Ponts vient de franchir une étape importante en devenant le premier centre social et culturel du quartier. Ce nouvel agrément, obtenu le 1er juillet, est mis en œuvre depuis le mois de septembre dans les locaux de l'association, rue Kentzinger.
Au Delà des Ponts est la seule structure qui propose des animations de rue au Port du Rhin. L'association 2APR (Association d'Animation du Port du Rhin) qui menait ce type d'actions a fait faillite en 2007. En janvier 2012, Au Delà des Ponts a transmis à la Caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin un projet social pour soutenir sa demande d'agrément concernant le centre social et culturel. Celui-ci, réalisé en partenariat avec la ville de Strasbourg, détaille l'ensemble des mesures qu'entend mettre en œuvre l'association pour la période 2012-2015 et établit les besoins de la population sur le territoire du Port du Rhin.
Au Delà des Ponts conserve ses missions traditionnelles : soutien scolaire, programmes de loisirs pour les enfants et les adolescents, projets d'animation en partenariat avec les familles ou encore développement de la vie associative. Parmi les priorités, le centre social et culturel va mettre en œuvre des programmes de loisirs à destination des jeunes. Des points d'information sur l'emploi seront également mis en place – selon l'Insee, le taux de chômage du quartier s'élève à 32 % contre 13% en moyenne à Strasbourg.
Ces missions seront renforcées par l'embauche de deux animateurs avant le printemps 2013 – ils sont cinq actuellement. Ces emplois vont être financés par une hausse conséquente du budget de l'association. La ville de Strasbourg, la CAF du Bas-Rhin et la région vont augmenter leur participation financière. De 330 000 euros en 2012, le budget devrait avoisiner les 400 000 euros en 2013. Ces facilités financières devraient également permettre de financer de nouvelles missions comme le prévoit le projet social.
Le torball puise son origine dans la rééducation de soldats allemands devenus aveugles durant la Seconde Guerre mondiale. Il a gagné l'Alsace en 1976 grâce à l'Association sportive des aveugles et amblyopes de Strasbourg (ASAAS). A l'échelle nationale, ce sport compte 400 licenciés.
Alors que club occupait le deuxième échelon national la saison dernière, il est aujourd'hui en troisième division française. Une descente logique car l'ASAAS peine à attirer des aveugles, notamment les jeunes, et manque de bénévoles. Ce sont souvent les proches des joueurs qui permettent au torball de perdurer à Strasbourg, notamment en organisant les déplacements de ces pratiquants venus de toute la CUS.
La quinzaine de joueurs et bénévoles attend avec impatience le mois de juin, date à laquelle le club organisera les championnats de France de torball, à Soufflenheim.
Raphaël Badache, Lorraine Kihl
LE SON DU JOUR
Chaque jour, un nouveau son sur le quartier de la Robertsau. Jeudi 11 octobre, le salon de thé Chez Lucien.
LE SON DU JOUR
Chaque jour, un nouveau son sur le quartier de la Robertsau. Jeudi 11 octobre, le salon de thé Chez Lucien.
On connaissait le football, le basket-ball, le handball et le volley-ball. Mais le torball... Chaque mardi, les membres de l'Association sportive des aveugles et amblyopes de Strasbourg (ASAAS) se retrouvent au Neuhof pour le pratiquer.
Il est 18 heures dans le gymnase Reuss. Deux équipes de trois joueurs alignés devant leur but se font face. Survêtements amples, masques de ski vissés au visage, parfois même équipés de genouillères, coudières et autres coquilles, ils sont répartis sur un terrain de 16 mètres sur 7. L'objectif : envoyer le ballon dans les cages adverses en étant tour à tour gardien de but puis attaquant.
Au premier coup d'oeil, difficile de saisir la subtilité du torball (prononcez « torballe »). Les joueurs tâtonnent, se lèvent, se mettent à genoux, s'allongent, plongent, et parfois se cognent. Pas de course folle au torball, pas de passe à dix, ni de ballon en profondeur : les joueurs, aveugles, jouent les yeux bandés.
Faute de vision, c'est l'ouïe qui guide les « torballeurs ». D'où la présence de grenailles de fer à l'intérieur du ballon. Seuls les coups de sifflet de l'entraîneur Jean Baumgartner brisent le silence, alors que des bénévoles – voyants – récupèrent les balles sorties des limites du terrain.
Les élus de la CUS ont levé début octobre l'interdiction de démolir la maison de l'Association des résidents et amis de Neudorf. Son président Gilles Huguet en raconte l'histoire.
Une page se tourne pour la doyenne des associations de Neudorf. La maison de l'Association des résidents et amis de Neudorf (Aran), propriété de la ville de Strasbourg, devrait disparaître avant l'été prochain. Estimant les travaux de rénovation trop coûteux, les élus ont voté sa démolition le vendredi 5 octobre. Mais, d'après les médias strasbourgeois (lire ici et ici) son sort reste pour l'instant suspendu à la décision de l'Architecte des bâtiments de France et aux enquêtes d'utilité publique en novembre et décembre prochain.
La bâtisse, située au début de la route du Polygone, avait été construite en 1912. Seul son rez-de-chaussée est aujourd'hui accessible puisque ses fondations menacent de céder. L'Aran l'occupait depuis 1980. Elle rejoindra d'ici peu d'autres associations installées rue de Belfort. Gille Huguet, son président actuel, appréhende la situation avec fatalisme : « Si elle doit être démolie, on ne peut rien y changer ». Il revient avec nous sur l'histoire de cette maison particulière et celle de l'association qui l'a longtemps habitée.
Lara Charmeil, Rémy Dodet
LE SON DU JOUR
Mercredi 10 octobre, le marché de la cité de l'Ill.