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Qui paye la note ?

Target 2 : l'écart se creuse entre créditeurs et débiteurs

Indifférents à l'économie réelle et dangereux pour elle

Les ETF les plus risqués, particulièrement prisés en temps de volatilité des cours, comme c'est le cas depuis 2007, sont de purs outils de spéculation. Ces ETF dits inverses et à effet levier représentent seulement 3% du marché global des «trackers». Ils sont surveillés de près par les régulateurs.

L'ETF à effet levier a la vertu de multiplier le rendement de l'indice qu'il suit. Par exemple, un ETF CAC 40 avec un effet levier de 2 doublera les hausses mais aussi les baisses enregistrées par son sous-jacent. Les ETF inverses permettent, eux, de s'enrichir en pariant sur la baisse d'un indice. Concrètement, si le CAC 40 perd 3%,  l'ETF CAC 40 inverse va gagner 3%. Evidemment, il existe des ETF inverses à effet levier.

Comme les simples échanges en bourses, les ETF ne fournissent aucune contribution à l'économie. Ce sont de simples instruments de placement qui spéculent avec plus ou moins d'intensité sur la variation des prix des actions. Ce qui est certain, c'est qu'ETF à effet levier et ETF inverses font peser sur les marchés financiers des risques d'insolvabilité, susceptibles de se transmettre à l'économie. Et que même ces risques peuvent leurs être profitables. En les utilisant, on peut parier sur l'effondrement du cours de la bourse ou encore la faillite d'un pays. En décembre 2011, Global X, un fournisseur de «trackers», vient ainsi de créer un ETF basé sur l'indice FTSE/ATHEX 20 de la Bourse d'Athènes, et permettant du coup de miser sur la faillite de la Grèce .

Eléa François et Jeanne Richard

L' ETF, un produit complexe et risqué derrière une idée simple

Utilisés pour les prix des matières premières

Les produits dérivés, comme leur nom l'indique, prennent appui sur des titres existant. Ces derniers, qui sont alors appelés "sous-jacents" peuvent être des actions, des obligations, des matières premières... «Un produit dérivé est un contrat entre un acheteur et un vendeur qui fixe le prix futur du produit sous-jacent.» Il peut être vu comme une contrat d'assurance destiné à limiter les risques.

Emprunts toxiques : le contribuable français au chevet des collectivités

La banque Dexia a vendu 70% de ses prêts toxiques à des collectivités. (CUEJ/DR)

« Les dirigeants européens ont raté leur coup »


La Banque centrale européenne change d'équipe, mais pas de majorité. L'Italien Mario Draghi élu président, a d'entrée de jeu rappelé le mandat de son institution : il n'est pas question de financer sans limite les excès des politiques. La BCE, en dernier ressort, veut bien pourvoir aux besoins de liquidités, mais pour les banques uniquement. Et si elle intervient sur le marché de la dette publique c'est seulement pour garantir la stabilité du système de paiement, et mieux transmettre ainsi sa politique monétaire.

En rangs resserrés, en avant vers la rigueur budgétaire ! Pacte de stabilité, règle d'or et supercommissaire. Du moins à moyen terme, car beaucoup reste à faire. Une rafale de traités doit être ratifiée par les parlements nationaux, et des doutes subsistent sur le nombre des adhérents finaux : 26, 23, 17 ? Dans l'immédiat, le FESF déploie son parefeu et, à défaut d'argent supplémentaire, ses nouveaux pouvoirs d'intervention. Cette fois, c'est sûr, voilà de quoi rassurer les marchés. Jusqu'ici, pourtant, la formule n'a pas produit les effets escomptés. La récession s'étend, les taux d'intérêts grimpent, les dettes publiques augmentent, et les gouvernements tombent.

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