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Le club de tir de l'Amitié à Lingolsheim est le plus important d'Alsace en nombre d'adhérents. Il sont près de 300 à s'y entrainer chaque semaine. 20 % des tireurs sont des femmes dont la doyenne, âgée de 81 ans. La tranche 45-60 ans est majoritaire. Le club se veut le plus moderne de la région avec ses nombreux stands de tir en salle ou en extérieur et a d'ailleurs investit 100 000 euros cet été pour conserver un niveau élevé d'équipements. Une véritable pépinière de tireurs où champions et novices se croisent. 

Alexis De Azevedo

Guillaume Reuge

Le challenge lancé par le centre socioculturel du Neuhof au reste de la France est un succès. Plus de 30 villes s'engagent à inciter leur population à s'inscrire sur les listes électorales et à aller voter lors de la présidentielle. 

Le challenge citoyen

Crédit: Cuej/Fanny Guiné

La vingtaine de bénévoles, membres du CSC, du Mouvement des jeunes diplômés du Neuhof ou de l'OPI (orientation prévention insertion), entreprend, dès avril 2016, de mobiliser la population des quartiers nord du Neuhof. « Ici, les gens ne comprennent pas les enjeux des élections. Il faut leur dire que le droit de vote, c'est le dernier rempart de la démocratie. Député, pompier, astronaute, on est tous égaux avec un bulletin », selon Farid Rahmani. Porte à porte, distribution de tracts aux pieds des immeubles ou au terminus du tram C : les actions s'enchaînent.

Les jeunes du challenge citoyen sensibilisent ceux de leur âge sur les enjeux des élections. Camellia, qui vote depuis ses 18 ans, approuve l'initiative : « Je leur dis qu'on n'a pas le droit de se plaindre des lois si on n'a pas été voter ! »

Le QPV du Neuhof compte environ 9400 habitants, dont beaucoup ne sont pas ou mal inscrits sur les listes électorales. « On leur apporte de l'aide pour leur réinscription, on tente de leur redonner confiance dans la politique », souligne Jamila Haddoum. Rendre de l'espoir à ce quartier populaire au-delà de l'enjeu citoyen et politique, c'est aussi ça le défi.

Fanny Guiné

Comment s'inscrire sur les listes électorales ? Mode d'emploi

Crédit infographie et vidéo: Cuej/Fanny Guiné

Léa Picard

Anna Manceron

Chaque mardi soir, l'association Nova Geracao Capoeira anime des cours de capoeira au centre socio-culturel l'Albatros à Lingolsheim. Enfants et adultes viennent ici pour apprendre ce mélange d'art de combat et de danse.

LEGENDE

Crédit photos: Léa Picard

Le mardi soir, la musique brésilienne résonne dans les murs du centre socio-culturel de l'Albatros. L'antenne strasbourgeoise de l'association Nova Geracao Capoeira y organise des cours de capoeira, cet art martial acrobatique très populaire au Brésil. Le cours adultes a commencé l'année dernière et celui pour enfants en septembre. Mardi 4 octobre, six adultes se sont réunis autour de leur professeur Sylvain Roch, 36 ans, qui pratique la capoeira depuis 14 ans. Originaires de toute l'agglomération strasbourgeoise, ils ont des niveaux différents. Entre acrobaties, combats et chants, découverte de ce sport complet.

«On a besoin de symboles,
de valeurs républicaines»

Youness El Hassnaoui est comptable au lycée Jean-Monnet de Strasbourg. Il est membre du Mouvement des jeunes diplômés du Neuhof. Il intervient dans les collèges et lycées pour aider les adolescents à démarrer leur parcours professionnel.

Crédit: Cuej/Fanny Guiné et Guilhem Dubernet

Fanny Guiné et Guilhem Dubernet

«On nous dit jamais:
"il faut qu'on vous intègre"»

Ahmed Arejdal est responsable marketing dans un club sportif. Comme les lycéens du documentaire, il connaît Montréal, au Québec, mais lui y a vécu 5 mois. Ses différents voyages lui ont fait découvrir d'autres conceptions de l'identité.

Crédit: Cuej/Fanny Guiné et Guilhem Dubernet

Le public a discuté d'intégration, d'origines et d'identité nationale, après la diffusion du documentaire "En quête d'indentité(s)", à la salle Django Reinhardt.

Comme attendu, le film a fait réagir. Lundi 3 octobre, l'association Déclic avait organisé la projection du documentaire «En quête d'indentité(s)» à l'espace culturel du quartier.

Dans la salle, la question de l'identité française soulève le débat : comment se sentir français quand on nous rappelle constamment que nos parents ne l'étaient pas ?

Selon les diplômes, les voyages, l'activité professionnelle, les opinions divergent sur les causes et solutions à ces questions d'intégration.

«Les jeunes sont fiers de leurs origines,
beaucoup plus que d'être Français»

Ahlame Boubazine, 27 ans, travaille au centre socioculturel du Neuhof. Elle revendique à la fois sa nationalité française et ses origines maghrébines.

Crédit: Cuej/Fanny Guiné et Guilhem Dubernet

Installée au centre socio-culturel de l'Albatros, Razynn Peyi veut également promouvoir d'autres aspects de cette culture et pas uniquement ce qui a trait au folklore. L'histoire, la langue, la littérature sont autant de trésors que l'association souhaite faire découvrir. Ouverte sur les autres, Razynn Peyi revisite des recettes ou des chants traditionnels d'Alsace pour créer des ponts entre les deux cultures, tout en gardant une identité bien créole, teintée de bonne humeur. Composée de 36 membres, l'association se réunit deux fois par semaine à Lingolsheim et se comporte un peu comme une grande famille. D'ailleurs, quatre générations s'y côtoient.

France-Lise Aigle, trésorière et manager de l'association Razynn Peyi.

Guillaume Reuge

Razynn Peyi, en créole « les racines du pays », est une jeune association née il y a 3 ans en Alsace pour promouvoir la culture créole au sens large : des Caraïbes à l'océan indien. Danse, chant, musique, culture culinaire sont au programme de l'association qui n'hésite pas à voyager à Paris, en Allemagne, dans les petits villages alsaciens pour faire découvrir la richesse de la culture créole.

Mélanie Gotte, vice-présidente de l'association Yoyo Bilingo. Crédit photo : Anna Manceron

La prochaine occasion de réunir familles bilingues et monolingues sera fournie par la fête de la Saint Martin, annonce Mélanie Gotte. Suivant la tradition allemande, enfants et parents se retrouveront le 10 novembre au soir pour un défilé aux lampions à travers la ville de Lingolsheim, qui se terminera autour de boissons chaudes et de « mannele ».

Anna Manceron

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