Vous êtes ici

Le module est validé, il peut être inséré dans un article pour être consulté par les internautes.

Lors du débat du 12 mars à Strasbourg sur la situation en Syrie, le vice-président de la commission des affaires étrangères du Parlement européen, le Danois Anders Primdahl Vistisen (CRE, conservateurs) a insisté sur l’importance du rôle américain pour trouver une solution à la crise.

Que faut-il faire pour débloquer la situation en Syrie ?

On manque d’un réel leadership. L’administration Obama n’a pas su faire respecter les lignes rouges qu’elles avaient posées. Cela a affecté la position des Etats-Unis au Moyen-Orient et leur crédibilité en tant qu’acteur pour la paix dans la région. Il faut absolument que les Etats-Unis reprennent les choses en mains. C’est indispensable pour arriver à un accord en Syrie.

L’Union européenne est incapable d’agir seule ?

On a besoin d’un pays disposant d’une forte crédibilité militaire pour contrebalancer la présence russe. L’Union ne dispose pas de cet atout, mais peut bien aider autrement comme sur le plan humanitaire. On a déjà voté des résolutions mais leur impact reste minime. La preuve, la trêve humanitaire décidée récemment pour acheminer les aides à la Ghouta n’a pas été parfaitement respectée. On a besoin d’être plus actif sur le terrain et réunir toutes les parties concernées sans exception autour de la même table.

Le départ d’Assad est-il toujours une priorité selon vous ?

Je comprends parfaitement qu’une partie du peuple syrien veuille le départ d’Assad. Mais je pense que l’Europe doit être réaliste. Même si Assad chute, ses partisans seront toujours là. Ils font partie des composantes de la société syrienne. On ne peut pas reproduire le scénario irakien après 2003, lorsqu’on a essayé de remodeler la société locale.Un accord qui respecte la composition ethnique de la Syrie est la bonne issue.

Propos recueillis par Louay Kerdouss

 

En visite cette semaine en France, l’ancien Premier ministre japonais, Naoto Kan a fait mercredi 14 mars une halte au Parlement européen. À l’occasion des sept ans de la catastrophe de Fukushima, il revient sur son engagement contre le nucléaire.

« Naoto Kan était pro-nucléaire, il est devenu anti-nucléaire. » Mercredi 14 mars, au Parlement européen, la député Michèle Rivasi (Verts/ALE) n’était pas peu fière au moment de présenter son invité. Premier ministre du Japon au moment de l’accident de Fukushima, le 11 mars 2011, Naoto Kan était, cette semaine, en voyage en France.

À Strasbourg, Naoto Kan était donc reçu comme un opposant convaincu à l’énergie nucléaire. Interrogé sur le secteur français, l’ancien Premier ministre japonais en a profité pour critiquer la nouvelle génération de réacteurs, avant de poursuivre : « La France est à la croisée des chemins, il faut utiliser l’argent du nucléaire pour développer des industries renouvelables. Je crois que c’est ça la voie de l’avenir. »

L’ancien chef du gouvernement nippon est revenu sur le drame de 2011 : « J’étais persuadé que la qualité de notre technologie mettait le Japon à l’abri d’un accident du type de Tchernobyl. » Quelques jours après l’accident, on lui a transmis « un rapport du pire ». Il y découvre qu’un périmètre de 250 kilomètres comprenant Tokyo aurait pu être évacué, si rien n’avait été fait pour limiter les dégâts. « Ce jour-là, estime l’ancien Premier ministre japonais, j’ai appris qu’un accident dans une centrale nucléaire pouvait provoquer des dommages plus importants qu’une guerre. »

Nicolas Grellier

[ Plein écran ]

L'ancien Premier ministre japonais Naoto Kan s'est exprimé sur le nucléaire. © Mado Oblin

[ Plein écran ]

L'Agence européenne des médicaments va être transférée à Amsterdam © Juliette Mariage

Le transfert de l’Agence européenne des médicaments validé

Le Parlement européen a voté ce 15 mars le transfert du siège de l’Agence européenne des médicaments (EMA) aux Pays-Bas. Dans le cadre du retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, l’agence doit quitter son siège à Londres pour s’installer à Amsterdam à partir du 30 mars 2019. Agence décentralisée de l’Union européenne, l’EMA est chargée de l’évaluation scientifique, du contrôle et du suivi de la sécurité des médicaments dans l’Union.

Phœbé Humbertjean

Les eurodéputés appellent au respect des droits de l’homme aux Maldives

Les eurodéputés ont demandé, jeudi 15 mars, au gouvernement des Maldives de libérer immédiatement les opposants, les journalistes, et les défendeurs des droits, et de respecter la liberté de l’expression. Le Parlement a aussi appelé à protéger la minorité chrétienne, il a dénoncé la montée de Daech dans l’archipel. En février le président du pays, Abdulla Yameen, a déclaré l’état d’urgence, et ordonné l’arrestation d’un ex-chef de l’Etat et du président de la Cour suprême, ce qui a aggravé la crise politique dans ce pays.

Shaza Almadad

Le Parlement dénonce l’accord de pêche avec les Comores

Les députés européens ont voté jeudi 15 mars, à une large majorité, pour la dénonciation d’un accord de pêche (698 voix pour 10 contre) avec les Comores. Le Parlement européen a estimé que le partenariat avec ce pays situé au large de la côte Est de l’Afrique était un échec. Les députés estiment que le pays n’a pas honoré sa part de l’accord : mettre en oeuvre des mesures de contrôle suffisantes pour éliminer la piraterie dans ses eaux, alors que l’UE y pêche depuis 30 ans, dans le but de participer au développement du pays.

Sophie Bardin

 

[ Plein écran ]

Les eurodéputés de tous bords politiques ont exprimé sévèrement leur mécontentement concernant la nomination de Martin Selmayr. © Mado Oblin

[ Plein écran ]

Le Premier ministre Antonio Costa est venu s'exprimer sur le futur de l'euro © Mado Oblin

[ Plein écran ]

Luis de Guindos Jurado a été élu au poste de vice-président de la Banque centrale européenne © Phœbé Humbertjean

Le Parlement européen a soutenu par une majorité très courte (331 votes pour, 306 contre, et 64 abstentions), mercredi 14 mars la nomination de Luis de Guindos Jurado au poste de vice- président de la Banque centrale européenne (BCE). Il était le seul candidat encore en lice après le retrait de la candidature de l'Irlandais Philip Lane.

La nomination de l'ancien ministre espagnol de l'Economie et de l'Industrie à ce poste doit être confirmée directement par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, les 22 et 23 mars prochain à Bruxelles.

Luis de Guindos Jurado, 58 ans, diplômé en sciences économiques, membre du Parti populaire (PPE) était le gouverneur du mécanisme européen de stabilité du Fonds monétaire international depuis 2012. C'est la première fois qu'un ministre passe directement d'un gouvernement à la direction de la BCE. Cette nomination, très politique, a provoqué les protestations d'une partie de la gauche. Son mandat d'une durée de huit ans débutera le 1er juin.

Shaza Maddad

Indignation unanime dans l'hémicycle

Un avis loin d’être partagé par les parlementaires européens. Si certains ont évité de s’attarder sur le personnage de Selmayr, d’autres n’ont pas hésité à mettre en garde contre  un « fanatique », un « homme sombre », ou encore « un énième Allemand placé à un poste sensible qui va consacrer la suprématie des bureaucrates sur les politiques. »

Même certains membres du groupe PPE (Parti Populaire européen, droite), dont Selmayr est proche, ont exprimé leur mécontentement. « Au sein de nos institutions, les nominations aux postes de la haute administration doivent se faire de manière transparente et juste, en suivant les règles de procédures, et non pas derrière des portes closes ou grâce à de petits arrangements entre amis », a dénoncé l'eurodéputée Françoise Grossetête (PPE).

Les opposants à la promotion de Martin Selmayr reprochent à Jean-Claude Juncker d’avoir méprisé les règles en procédant à une nomination expresse et pas assez transparente. Agé de 47 ans, l’Allemand a rapidement gravi les échelons au sein de l’Union européenne. Juriste de formation, il a intégré la Banque centrale européenne de 1998 à 2000. Neuf ans après, il retrouve l’UE en occupant le poste de porte-parole puis de chef de cabinet de la commissaire luxembourgeoise Viviane Reding. En 2014, il mène avec succès la campagne de Jean-Claude Juncker et devient directeur de son cabinet.

Pages