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Lauréat en novembre dernier à Strasbourg du prix Plumes Libres pour la démocratie, le dessinateur portugais Vasco Gargalo est aujourd’hui attaqué pour des caricatures jugées antisémites.
Evo Morales continue de s’accrocher à la politique. L’ancien président bolivien, actuellement en exil en Argentine, figure en tête de liste du Mouvement vers le socialisme (MAS) dans la région de Cachambaba au sud du pays, pour être élu au Sénat bolivien lors des élections législatives qui se dérouleront le 3 mai.
L’ancien président ne pourra en revanche participer au scrutin présidentiel qui se déroulera le même jour car Jeanine Anez, la présidente par intérim du pays, a promulgué le 24 novembre une loi interdisant d’exercer trois mandats électifs de suite. Evo Morales en comptabilisait déjà à deux. C'est donc l'ancien ministre de l'Économie, Luis Arce, qui a été désigné par le MAS pour la course présidentielle.
Un bilan économique positif
L’ancien président avait quitté le pouvoir le 10 novembre sous la pression populaire avant de fuir le pays, au Mexique, puis en Argentine. En 2016 il avait notamment perdu un référendum constitutionnel lui permettant de briguer un quatrième mandat. Il était finalement passer outre après une décision du Tribunal constitutionnel. Sa réélection le 20 octobre a marqué le début des contestations car des fraudes et irrégularités ont été pointés du doigt par des observateurs internationaux et par l’opposition. Il avait alors dû faire face à de nombreuses manifestations émaillées de violences avant d’être contraint de démissionner après avoir été lâché par l’armée et la police.
En dépit de ces protestations, son bilan reste plutôt positif lors de ses treize années de pouvoir. La nationalisation des sociétés de production d’hydrocarbures a permis de financer des programmes sociaux et de faire baisser l’extrême pauvreté de 38 % à 15 %. Le chômage a réduit de moitié pour s’établir à 4,5 %, un salaire minimum passé de 60 dollars à 310 dollars et selon le FMI, un PIB multiplié par 4, passant de 9 à 37 milliards entre 2006 et 2019. Premier président indigène du pays, la lutte contre la discrimination a été l’un de ses cheval de bataille et les inégalités sociales ont baissé malgré des discriminations toujours présentes.
Toujours poursuivi pour sédition et terrorisme
Reste qu’Evo Morales est toujours poursuivi pour « sédition et terrorisme » et ses chances de pouvoir rentrer en Bolivie libre sont faibles. Un peu avant l’officialisation de sa candidature, l’ancien président en exil en Argentine avait assuré que les autorités cherchaient à empêcher sa candidature en menaçant ses avocats chargés de l’habiliter auprès du tribunal électoral
Ce dernier doit désormais examiner si les candidatures remplissent les conditions légales. Avec le lancement de la campagne, « une étape décisive du processus électoral et de la consolidation de la paix commence en Bolivie », a salué Jean Arnault, envoyé spécial de l'ONU pour la Bolivie.
Victor Boutonnat
Les jeunes étudiants avocats présents au Tribunal de grande instance à Strasbourg n’ont pas vu plaider à la barre leurs futurs confrères et consoeurs. Au lendemain de la manifestation nationale contre la réforme des retraites, ce mardi 4 février, la grève des avocats se poursuit. « Souhaitez-vous être jugé aujourd’hui ? Vous devrez vous défendre tout seul en raison de la grève des avocats », rappelle le président. Le premier prévenu acquiesce. Comme les cinq suivants, il se défendra seul, sans avocat commis d’office, non sans difficultés.
« Vous êtes des sales bougnoules »
Vêtu d’un survêtement bleu aux rayures blanches, l’homme de 48 ans est habitué des tribunaux. Condamné à 15 reprises dont sept fois pour outrage, il est accusé d’avoir agressé un sapeur pompier. Samedi 1 février à 23h22, les pompiers reçoivent un appel, un homme semble inconscient dans le tramway. À leur arrivée, il se réveille, assène un coup de poing dans la mâchoire du secouriste, selon l’accusation. « Pourquoi avez-vous simulé un malaise ? », demande le juge. Le prévenu, sous traitement au Subutex, médicament prescrit pour soigner la toxicomanie, tente de se défendre. « J’étais complètement bourré, ce que je faisais n’était pas clair, mais je n’ai pas touché le pompier », déclare-t-il d’une voix rauque. L’homme sans emploi, comparaît également pour outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique. « Vous avez dit aux policiers : "vous êtes des sales bougnoules, des sales merdes comme les pompiers" », lit-le juge. L’homme ne nie pas ces faits. « J’ai insulté les policiers car ils m’ont frappé, j’ai des hématomes partout », dit-il.
Six mois de prison
« Vous êtes tous dans le même lot, j’ai du racisme envers les Français, je suis manouche moi » : c’est par ces mots que le quadragénaire conclut son semblant de plaidoirie. Le procureur requiert une peine de prison de huit mois ferme. La décision judiciaire est légèrement plus clémente, il écope de six mois avec mandat de dépôt. En grève, les conseils des quatre victimes ne plaident pas. L’ accord sur les dommages et intérêts à verser aux victimes est renvoyé en mai.
Maxime Arnoult
La crainte d’un collapse
La candidate présente l’écologie comme une « priorité absolue », dans le sillage de la candidate écologiste Jeanne Barseghian, annoncée en tête du premier tour par le sondage Ifop du 23 janvier. Chantal Cutajar assure qu’elle se « différencie » de cette dernière en intégrant dans son programme les risques « d’une rupture », « d’un collapse » même. Un vocabulaire proche des théories de l’effondrement, un courant de pensé récent annonçant la fin des systèmes sociétaux et environnementaux actuels.
Ce mardi 4 février, une rencontre était prévue par les Citoyens engagés autour de la lutte contre les inégalités. La protection des Strasbourgeois, ou encore les mutations écologiques seront au centre de leurs prochains rendez-vous.
Hugo Bossard
Les deux candidats se targuaient chacun d'avoir remporté la primaire dans l'Iowa, lundi 3 février. Ils se retrouvent quasiment à égalité.
« La démocratie représentative ne fonctionne plus »
Au coeur d’un projet aux contours encore flous : la démocratie locale et la participation citoyenne. Mardi dernier, 28 janvier, un premier volet de son programme pour Strasbourg a été dévoilé, sur le thème de « la gouvernance ». La candidate a proposé, entre autres, la création dans chaque quartier d’une « chambre de participation citoyenne » composée de Strasbourgeois, d’élus et d’agents de la collectivité. « Nous faisons le constat que la démocratie représentative ne fonctionne plus », explique Chantal Cutajar. Elle espère répondre à l’attente des habitants « d’une réelle participation ».
Après un mois, la grève des avocats se poursuit au Tribunal de grande instance à Strasbourg. Une situation difficile pour les justiciables en comparution immédiate.
L’original et ses copies
Une mission qui ne sera pas aisée. Un sondage Ifop commandé par Sud Radio, paru le 23 janvier, estime à 2 % les intentions de vote en faveur de l’adjointe au maire. « Je n’accorde pas beaucoup de crédit à ce sondage, balaye Chantal Cutajar. L’échantillon était réduit, les questions posées relatives aux partis et non aux candidats, et il a été réalisé seulement quatre jours après l’annonce de ma candidature. »
La liste des 65 noms dont elle prendra la tête sera dévoilée le 18 février prochain. « Il n’y aura pas d’autres élus [à l’exception d’elle-même], que des citoyens engagés, des gens actifs sur le terrain », assure Chantal Cutajar. Des colistiers en majorité issus de la société civile, c’est aussi la stratégie adoptée par son concurrent Alain Fontanel. « Je suis contente de voir que d’autres copient, mais moi, c’est l’original », raille la candidate.