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Ses paroles étaient attendues dans l’hémicycle strasbourgeois, tant son gouvernement de coalition est controversé. En effet, la politique de la Ligue (extrême-droite) de Matteo Salvini, le ministre de l’Intérieur, et du Mouvement Cinq-Étoiles (anti-système) du ministre du développement économique, Luigi Di Maio, ne suit pas les lignes politiques majoritaires du Parlement européen. De quoi provoquer des tensions, notamment au sujet de la fermeture des ports italiens aux navires de migrants ou à l’égard du respect des critères budgétaires imposés par l’UE.

Bras de fer

Sans surprise, le débat avec les eurodéputés a tourné au bras de fer. Les députées italiennes, membres des partis du gouvernement, Mara Bizzotto (ENL, extrême-droite) et Laura Agea (EFDD, souverainistes) ont soutenu le Premier ministre italien. « Vous êtes le premier gouvernement qui ne plie pas, qui a le courage de dire non à Bruxelles », a salué la première.

Mercredi 13 février, une résolution dénonçant le recul du droit des femmes en Europe a été adoptée par le Parlement européen. Parmi les thèmes abordés, l'avortement. Edouard Martin, eurodéputé socialiste français, alerte sur le recul de ce droit. 

Droits d'auteur à l'heure numérique : un compromis enfin trouvé

14 février 2019

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Après deux ans d’âpres négociations, un accord sur le droit d’auteur à l’heure du numérique a enfin été trouvé entre la Commission, le Parlement et le Conseil de l’Union européenne le mercredi 13 ...

Pression italienne sur l’avenir du Parlement européen

14 février 2019

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Lors d’un débat sur l’avenir de l’Europe, mardi 12 février, le président du Conseil italien Giuseppe Conte a livré un discours europhile, contrastant avec les réalités de la politique menée dans son ...

Politiquement et matériellement, l'accès à l'IVG se complique pour certaines femmes européennes.© JUDITH BARBE

L’interruption volontaire de grossesse (IVG) est-elle menacée au sein de l’Union européenne ?

La liberté des femmes à disposer de leur corps est attaquée. En Espagne, il y a quelques années, le gouvernement de Mariano Rajoy a tenté de passer une loi qui remet en cause l’IVG. En Italie, c’est la clause de conscience des médecins qui bloque l’accès à l’avortement. En Sicile, il n’y a plus qu’un médecin qui le pratique. Cela créé des inégalités entre les femmes, celles plus riches qui avortent dans un autre pays, et celles qui le font de manière non encadrée, plus dangereuse. Aucun pays n’est épargné.

 

Comment expliquer le recul de ce droit ?

Il y a un retour du religieux dans la sphère politique. A la commission des droits des femmes du Parlement européen, où je siège, je sens une pression de la part des députés issus de partis catholiques, par exemple de Pologne ou de Roumanie.

 

Quelles solutions peut proposer l’Union européenne ?

On peut durcir la législation. La Commission européenne doit mettre la pression sur les États. Nous devrions donner plus de fonds aux ONG féministes. Nous devons nous opposer aux associations qui luttent contre le droit des femmes, qui ont un accès facile aux élus. L’Europe est parfois à plusieurs vitesses. Elle ne doit pas l’être sur la question de l’égalité entre les genres.

 

Judith Barbe

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Edouard Martin, eurodéputé socialiste français (S&D, sociaux-démocrates) © MAYEUL ALDEBERT

Edouard Martin: « Aucun pays n’est épargné par le recul du droit à l’avortement »

14 février 2019

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L’intelligence artificielle pourrait bouleverser le monde du travail. Le Parlement européen a tenté, lundi 11 février, de dessiner les premières lignes d’une politique européenne en la matière.

L'eurodéputé Algirdas Saudargas a participé aux réflexions parlementaires sur l'Intelligence artificielle ©Hugo Bossard

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