Depuis la création du Cuej en 1958, près de 3 000 personnes sont sorties diplômées de notre école. Ces anciens et anciennes ont ensuite essaimé aux quatre coins du pays (et même parfois du monde!) pour mener une grande diversité de trajectoires professionnelles. Souvent l'expérience de la Rue Schiller (pour les historiques) ou de l'Escarpe (depuis 1994), les a durablement marqués et les valeurs cuéjiennes restent inscrites dans leur ADN.
En ce début d'année 2025, l'équipe de l'école a souhaité relancer son réseau Alumni, afin de mieux structurer cette communauté des diplômé·es du Cuej, de favoriser les échanges entre les promotions, de partager des opportunités professionnelles mais aussi de nouer des espaces de réflexion sur le journalisme et ses évolutions.
Sur la base d'archives éparses, un mail a été envoyé à environ un millier d'ancien·nes mi-janvier pour les inviter à rejoindre ce réseau en cours de constitution. Si vous avez vous aussi fait le Cuej, mais que vous n'avez pas reçu ce mail, pas d'inquiétude! C'est simplement que nous ne disposions pas ou plus de vos coordonnées... Pour nous les redonner et vous inscrire au réseau, il vous suffit de compléter ce questionnaire.
Deux premiers moments de rencontre sont par ailleurs prévus les prochaines semaines pour trinquer au lancement du réseau et échanger sur le projet de création d’une association des Anciens et Anciennes du Cuej. Le premier aura lieu le 14 mars à Paris et le second le 20 mars à Strasbourg. Si vous souhaitez y participer, merci de nous l'indiquer en complétant ce formulaire.
Au plaisir de vous retrouver prochainement pour faire vivre la communauté Alumni du Cuej !
Du 4 au 7 février, les 11 étudiant·es de la spécialité Radio et multimédia du Master 2 se sont prêté·es à l’exercice des matinales. Cette session, qui constitue l’un des points culminants de leur formation à la présentation, a été encadrée par Alexis Morel, présentateur du journal de 7h30 de France Inter et ancien présentateur de la tranche 5h/7h de Franceinfo.
Chaque matin, pendant quatre jours, les étudiant·es ont dû se lever aux aurores pour animer une conférence de rédaction à 4h15 dans les locaux du Cuej. Après s’être organisés en rédaction constituée, avec chacun·e un rôle défini (présentation, rédaction en chef, reportage...), ils se sont attelés à la fabrication des deux éditions quotidiennes de journaux présentées en studio à 8h et à 8h30.
Cette session de matinales permet aux étudiant·es de radio d’appréhender en pratique le rythme propre à ce média et les contraintes spécifiques liées au poste de matinalier : il faut trouver l’énergie de réveiller les auditeurs et auditrices alors qu’on commence soi-même à être bien fatigué ! C’est une session qui permet aussi de souder la cohésion de groupe, car il faut travailler en équipe, au cœur de la nuit, malgré la fatigue et le stress du délai à respecter.
Le samedi 8 février, les étudiant·es de la promotion 2022-2024 du Cuej ont repris les chemins de l’école. Huit mois après leur retour de la délocalisation en Jordanie, qui a également marqué la fin de leurs études, ils se sont retrouvés à Strasbourg pour se voir remettre formellement leur diplôme de Master.
La cérémonie a réuni dans une ambiance chaleureuse ceux qu’on appelle avec affection au Cuej les « Master 3 », la plupart des membres de l’équipe de l’école, mais aussi certain·es ancien·nes, proches ou parents qui avaient fait le déplacement ! Après un mot d’accueil du directeur du Cuej, Cédric Pellen, le président de l’Université de Strasbourg, Michel Deneken, a rappelé aux jeunes journalistes l’importance de leur métier et son attachement personnel à l’existence d’une école publique de journalisme reconnue à Strasbourg.
C’est ensuite le parrain de la promotion 2022-2024, Paul Quinio (Cuej, 1991), qui a pris la parole pour saluer ses filleul·es. Avec émotion, celui qui exerce aujourd’hui les fonctions de directeur délégué de la rédaction de Libération a souhaité souligner la chance et la responsabilité qu’il y a aujourd’hui à être journaliste. Une chance d’abord, car le journalisme est un métier passionnant, qui permet d’aller à la rencontre de la société et de nourrir sans cesse sa curiosité. Mais une responsabilité aussi, car il faut en permanence savoir rester humble devant les faits, douter devant une évidence ou ses propres certitudes, et s’effacer pour penser, d’abord, aux lecteurs et lectrices, aux auditeurs et auditrices, aux téléspectateurs et téléspectatrices.
A l’issue de la cérémonie, la promotion des néo-diplômé·es a pu trinquer avec son parrain et ses ancien·nes enseignant·es aux défis et perspectives professionnelles qui s’ouvrent à elle. Elle a ensuite filé rejoindre les promotions actuelles du Cuej, les Master 1 et Master 2 pour danser jusqu’au bout de la nuit au gala annuel de l'école !
Deux questions à Paul Quinio, promotion 1991, directeur délégué de la rédaction de Libération et parrain de la promotion 2022-2024 du Cuej.
En tant que directeur délégué de la rédaction de Libération, c'est à dire numéro deux du journal, mon job consiste à piloter aux côtés de Dov Alfon, directeur de la rédaction et de la publication, son site et la version papier. Le piloter au quotidien, c'est participer aux deux conférences de rédaction que nous tenons chaque jour, une le matin, une l'après-midi, lors desquelles chaque service (international, politique, société, culture etc) propose ses sujets pour la journée. Mon rôle est alors de m'assurer d'une bonne hiérarchisation de l'actualité, de la pertinence des angles proposés, d'en suggérer si besoin. C'est aussi lors de ces réunions que nous décidons des sujets qui seront montés à la home du site, et du sujet qui fera la une du print. Une réunion de une a aussi lieu chaque soir, en présence de la direction, qui a le dernier mot sur le choix du titre et de la photo. Piloter le journal, c'est aussi décider de ses orientations stratégiques, éditoriales et économiques sur trois ans. Enfin, le job de directeur délégué comporte une part importante de gestion des ressources humaines (recrutement, mobilité interne, politique salariale, etc) d'une équipe d'environ 250 journalistes.
J'ai d'excellents souvenirs de mes deux années d'études au Cuej, et de l'équilibre entre ses enseignements universitaires et les séquences encadrées par des professionnels de la radio, de la télé, de la presse écrite, venus de médias régionaux ou nationaux. Je dois beaucoup au Cuej, puisque c'est grâce à mon CDD de fin d'études que je suis entré en 1991 à Libération comme secrétaire de rédaction, et que j'y suis toujours... 34 ans après. Si je devais résumer un apport décisif du Cuej, en plus de l'esprit de rigueur, c'est l'esprit d'humilité et la culture du doute que son directeur de l'époque, Alain Chanel, s'échinait à nous transmettre. A l'époque, je n'avais pas conscience en tant qu'étudiant de l'importance de ces deux qualités pour être un bon journaliste. Cela pouvait même m'agacer parfois à l'époque. Avec le recul, c'est sans doute ce que le Cuej m'a transmis de plus précieux.
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