Élu sans surprise chef de son parti lundi 14 septembre, Yoshihide Suga a pris aujourd'hui la succession de Shinzo Abe. Adepte d'abdos et fils de cultivateur de fraises, il s'affiche dans la continuité de son prédécesseur à la tête du gouvernement japonais.
"Personnalité manquant de relief", "peu amène", "austère". La nomination mercredi 16 septembre de Yoshihide Suga en tant que premier ministre de la troisième puissance économique mondiale ne crée pas d’émules dans la presse et au Japon. Homme de confiance de l’ancien chef de gouvernement Shinzo Abe, dont il était chef de cabinet puis porte-parole, M. Suga a pris lundi la tête du parti libéral-démocrate (PLD) qui bénéficie de la majorité au Parlement avec le parti centriste Komeito.
Nouilles au sarrasin et abdos
Pour contrebalancer un manque criant de popularité, Yoshihide Suga n’a pas hésité à se présenter sous un nouveau jour aux yeux de la population. Le journal britannique The Guardian affirme ainsi qu’il "commence et termine ses journées en faisant 100 abdos". Surtout, il a récemment clamé son amour pour les pancakes et les noba, des nouilles au sarrasin.
Le nouveau leader du pays au Soleil levant devra gommer une image plutôt négative, y compris auprès de l’opinion publique japonaise. Crédité de moins de 5 % d’avis favorables en juin, présenté comme "désagréable envers les médias", "maire de l’ombre" de Yokohama par le passé, il est aussi désigné comme un "homme politique très adroit pour éliminer ceux qui ne vont pas dans le sens voulu".
10. Elisabeth II régnait déjà depuis 36 ans. Petit joueur JPP.
9. D’ailleurs le GPS n’existait pas non plus et nos parents lisaient des cartes, qui étaient, de toute façon "bien plus fiables que le GPS".
8. La Gameboy n’avait pas encore vu le jour. Du coup, les cartes Pokemon non plus et les enfants jouaient encore aux billes et aux osselets dans la cour de récréation.
7. Henri Michel était sélectionneur de l’équipe de France. JPP n’a malheureusement pas eu l’honneur de commenter les prestations des Bleus à l’Euro cette année-là : ils n’était pas qualifiés. Pendant ce temps, un autre JPP finissait meilleur buteur du championnat de France.